Nathalie Banza Maloba est une figure marquante de l’entrepreneuriat féminin en République Démocratique du Congo, particulièrement dans un secteur traditionnellement masculin. Directrice Générale de la société GONEL International, une entreprise spécialisée dans le transport international de produits miniers. Son leadership à la tête de cette société est régulièrement cité comme une « success story » lors d’événements économiques majeurs.
Détentrice d’un diplôme de licence en lettres, option anglais, à l’institut Supérieur pédagogique de Lubumbashi (ISP), Nathalie Banza Maloba a fait ses études secondaires à l’institut Ukweli de Kolwezi où elle a décroché son diplôme d’État en section Commerciale et Administrative en 1995, traduisant ainsi, un cursus scolaire et académique régulier et ordonné.
Après près de 19 ans d’expérience professionnelle passée dans plusieurs postes de grandes responsabilités, successivement Directeur commercial et Directeur de la Logistique Export, dans différentes firmes de logistiques minières de renommée internationale. Ces potentiels acquis lors de ce long parcours ont été un atout nécessaire aujourd’hui pour faire face aux différents défis dans le secteur de l’Entreprenariat et ont fait d’elle une femme résiliente qui inspire.
Vice-Présidente du comité Professionnel de Transporteurs affiliés à la FEC Lualaba et membre de l’Association des Femmes chefs d’Entreprise, ASSOFE. Madame Nathalie BANZA MALOBA joue un rôle très actif dans la promotion des femmes au sein de l’industrie extractive, et met en lumière les opportunités offertes aux femmes dans des domaines techniquement exigeants comme la logistique minière et le transport international.
Néanmoins, au regard des obstacles à la base du blocage de l’émancipation effective de la femme congolaise, elle soulève quelques points importants tels que :
- la sous-représentation de la femme dans les sphères de grande décision alors qu’elle représente plus de la moitié de la population en RDC
- La femme possède peu de terres agricoles et elle est assignée par les normes culturelles et sociales aux rôles traditionnels alors qu’elle assure près de 70% de la production alimentaire
- Les inégalités économiques, l’accès limité à l’éducation et instruction de la jeune fille dans les milieux reculés et les familles ayant des revenus faibles. Plus d’une femme sur trois est mariée avant 18 ans. Ce qui limite souvent l’accès à l’éducation et à l’autonomie économique
- la sous-représentation de la femme en politique et dans d’autres secteurs toujours prédominés par les hommes à hauteur de 12% alimentée par le non alignement de plusieurs lois qui consacrent l’égalité et l’équité de l’homme et de la femme conformément à la constitution.
« La RDC est tristement connue pour les violences sexuelles liées aux conflits notamment dans l’Est du pays ; où la femme est utilisée comme arme de guerre. Dans ces zones secouées par des guerres permanentes, il est malheureusement difficile de parler de l’émancipation de la femme. » a-t-elle indiquée aux reporters de Foxtime.cd
La femme entrepreneure et ses défis d’émerger en RDC
Pour la DG de GONEL, bien que l’entrepreneuriat ne soit une tâche facile dans un monde plein de chalenge quel que soit son genre, Pour émerger dans ce secteur, « il faut s’armer de beaucoup de courage, de résilience, de bonne initiative et surtout d’une formation professionnelle dans le domaine dans lequel on évolue. »
« Le professionnalisme, la constance, la qualité du service rendu, la formalisation de son activité sont des atouts pour pérenniser et faire prospérer son commerce. Malgré tous les obstacles rencontrés dans l’Entrepreneuriat, les femmes congolaises créent des entreprises, des médias, des mouvements citoyens et deviennent des actrices majeures du changement. IL est donc temps que la société donne à la femme la place ; la protection et les opportunités qu’elle mérite » a-t-elle interpeller
Elle a par ailleurs appelé les femmes qui rêvent de se lancer dans l’entrepreneuriat à formaliser leur activité, une clé majeure pour l’ouverture des portes à plus d’opportunités d’affaires.
« On ne devient pas Entrepreneur pour s’enrichir à court terme, une vision sur un long terme permettra de pérenniser l’entreprise. Commencez avec les moyens disponibles, mais restez constantes, résilientes, professionnelles et formelles et les contrats viendront à vous. Nous avons notre place dans l’Entreprenariat, il nous revient à nous d’imposer notre présence et démontrer à la société nos réalisations »
En plus de ses activités logistiques, Nathalie BANZA MALOBA est reconnue pour sa capacité à naviguer dans des environnements complexes, faisant d’elle un modèle de résilience pour les femmes d’affaires congolaises.
Son parcours illustre l’émergence d’une nouvelle génération de femmes leaders qui transforment l’économie de la RDC par leur expertise technique et leur vision stratégique.
JAMES KABWE































































