KINSHASA – Dans un communiqué officiel daté du 13 mars 2026, la Société Civile du Sud-Kivu sort de son silence. Entre dénonciations d’ accointances politiques avec la coalition RDF/AFC/M23 et mesures disciplinaires internes, l’organisation phare de la province tente de protéger son intégrité face à ce qu’elle qualifie de « manœuvres de division ».
Selon le Bureau de Coordination, les germes de cette crise remontent à l’occupation de Bukavu. L’organisation pointe du doigt un événement fondateur : le meeting de février 2025 devant le bâtiment de la Poste. À cette occasion, une tendance à vouloir « inféoder » la société civile serait apparue, impliquant des figures autrefois centrales de la structure.
La marche de soutien à l’Afc/M23 avait été organisée par:
Samy Jean Takimbula, Vice-Président du Bureau de Coordination.
Dunia Masumbuko Bwenge, actuel Vice-Gouverneur sous l’administration AFC/M23.
Pasteur Nicolas Kyalangalilwa, ancien membre du Bureau devenu cadre du LGD et Directeur de cabinet adjoint du Gouverneur Patrick Nshombo Busubwangui.
Le cœur du grief réside dans le comportement jugé « indélicat » de M. Samy Jean Takimbula. La Société Civile l’accuse formellement d’avoir orchestré une gestion parallèle pour semer la confusion. Parmi les faits reprochés figurent :La duplication du sceau officiel de l’organisation,la modification unilatérale de l’en-tête et de l’adresse mail officielle et la publication de correspondances et la tenue d’interviews sans aucune concertation avec le Bureau de Coordination provinciale ou le Conseil Éthique.
Face à ces dérapages, le dossier a été transmis au Conseil Éthique, Déontologie et Contrôle, chargé d’émettre un avis avant que des sanctions définitives ne soient prononcées.
Dans l’attente de la décision disciplinaire, la Présidente de la Société Civile du Sud-Kivu, Me Néné Bintu Iragi, a validé une série de mesures de sauvegarde :
Suspension de mandat : M. Samy Jean Takimbula est interdit d’engager la Société Civile du Sud-Kivu jusqu’à nouvel ordre.
Restitution des symboles : Il lui est fait obligation de remettre le sceau dupliqué à un membre du Conseil Éthique, son usage étant déclaré nul et non avenu.
Les médias locaux, nationaux et internationaux sont priés de ne plus inviter M. Takimbula en qualité de représentant de la structure et de se référer exclusivement aux contacts officiels pour toute orientation.
Malgré le contexte sécuritaire et politique complexe, le Bureau de Coordination réaffirme sa détermination à rester un organe indépendant. Des réunions se tiendront désormais chaque samedi pour assurer le suivi des dossiers et le traitement des invitations adressées aux différentes composantes de la société civile.
De son côté,Samy Takimbula se dit le président assumant correctement ses fonctions étant donné que la présidente aurait fuit sa population.





























































