Le débat sur une éventuelle révision de la Constitution en République démocratique du Congo continue de diviser la classe politique. Alors que certains acteurs estiment qu’une nouvelle loi fondamentale s’impose, d’autres appellent à recentrer les priorités sur les défis sécuritaires.
C’est dans ce contexte que Christian Mwando Nsimba, député national et cadre du parti Ensemble pour la République, a exprimé son opposition ferme à toute initiative visant à modifier la Constitution dans l’immédiat.
Dans une interview accordée à la presse mardi 17 mars 2026, cet allié politique de Moïse Katumbi a insisté sur l’urgence de restaurer la sécurité à travers le pays, en particulier dans les provinces de l’Est en proie à des conflits armés persistants.
« Le débat autour de la Constitution ne pourra jamais être programmé à l’Assemblée nationale tant que la paix n’aura pas été retrouvée. L’article 219 de la Constitution est très clair : tant qu’il y a état de siège ou état de guerre, aucune révision constitutionnelle ne peut être engagée », a-t-il déclaré.
Pour Christian Mwando, le Chef de l’Etat devait se concentrer sur la recherche de la paix, de la cohésion nationale, de l’intégrité du territoire national et de la démocratie au lieu de chercher à revoir la constitution
Pour l’élu de Kalemie, engager une telle discussion dans le contexte actuel reviendrait à ignorer les préoccupations majeures de la population. « Aujourd’hui, alors que l’intégrité de notre territoire n’est pas encore rétablie, ce débat est inutile », a-t-il ajouté.
Cette prise de position intervient à l’ouverture de la session parlementaire de mars, marquée par des attentes élevées sur les questions sécuritaires et socio-économiques. Elle reflète également les divergences croissantes au sein de la classe politique congolaise sur la hiérarchisation des priorités nationales.
Alors que le débat reste ouvert, la question de la sécurité semble s’imposer, pour une partie des responsables politiques, comme un préalable incontournable à toute réforme institutionnelle majeure.
HERVE KABWATILA




























































