L’ancien président de la République, Joseph Kabila s’est opposé à la révision et ou au changement de la constitution du pays.
Alors qu’un député du parti au pouvoir a déposé une proposition de loi organique relative au référendum, Joseph Kabila mis en garde contre un stratagème du pouvoir en place visant adopté une nouvelle constitution.
Au cours d’une sortie médiatique, l’autorité morale du Front Commun pour le Congo (FCC) qui ne s’était pas exprimée depuis plusieurs mois, affirme que depuis son accession au pouvoir en 2019, le régime Tshisekedi viole systématiquement la loi fondamentale.
« Quelle Constitution ? Pour Kinshasa, elle n’existe pas. Elle est ignorée depuis 2019. Alors, que vont-ils réviser au juste ? Je pense que l’idée c’est plutôt l’adoption d’une nouvelle Constitution. Tout ce tripatouillage est dangereux, extrêmement dangereux », a-t-il averti.
Pour étayer son propos, Kabila qui a dirigé la RDC de 2001 à 2018, rappelle que c’est grâce à l’actuelle constitution promulguée en 2006 que le pays a été réunifié.
« C’était fastidieux d’arriver à l’adoption de cette Constitution en 2006. C’est par son biais qu’on a réunifié le pays », a-t-il affirmé soulignant qu’il y a « zéro raison qui peut convaincre la population congolaise qu’il faut commencer à détricoter ce texte ».
De plus, le sénateur à vie destitué y voit une tentative de Félix Tshisekedi de se maintenir au pouvoir au-delà de son deuxième et dernier mandat qui arrive à terme en 2028.
« Cette tentation, c’est propre aux régimes qui ont complètement failli. Le problème ne se situe pas au niveau de la Constitution. Le problème, c’est ce petit clan qui cherche à se maintenir au pouvoir », a-t-il expliqué.
Joseph Kabila dit n’avoir jamais eu l’intention de réviser la constitution sous son dernier mandat particulièrement en 2015. Selon lui, la constitution de 2006 est « sacrée ».
« Nulle part dans mes interventions, avec quelque interlocuteur que ce soit, je n’ai évoqué la question de la révision de la Constitution. Je l’ai même dit publiquement dès 2009. Pour moi, cette Constitution est sacrée.Son article 70 prévoit qu’il y a un maximum de deux mandats pour un chef de l’État…
Il ne faut pas toucher à la Constitution, ce n’est pas une question personnelle, c’est une question de principe. Mon avenir ce n’est pas uniquement dans la politique. Quand en 2019, on a fait la remise-reprise à la tête de l’État, j’avais fait ce que j’avais promis de faire. Depuis 2001, la promesse, c’était de réunifier le Congo, d’amener la paix, la démocratie. En 2019, pour moi, j’avais fait tout ça », a martelé Joseph Kabila.
Parallèlement, le fondateur du PPRD a critiqué politique de défense du pouvoir en place. Il estime que Félix Tshisekedi n’a pas été en mesure de préserver les acquis de l’alternance politique notamment l’intégrité territoriale de la RDC.
« Sept ans plus tard, on reparle de la réunification du pays, on constate le retour des armées étrangères sur notre sol, tout cela à cause d’une très mauvaise gestion depuis 2019. Regardez la province de l’Ituri, elle est à feu et à sang. Il y a des tueries du matin au soir. En 2019, ce n’était pas le cas », a-t-il asséné.
L’intervention du président honoraire, actuellement recherché par la justice congolaise après sa condamnation à mort pour « haute trahison et crimes de guerre », intervient dans un contexte où la famille politique de Félix Tshisekedi, assume publiquement sa volonté de modifier, voire de changer la constitution dénonçant plusieurs « faiblesses » qui l’empêcheraient de mettre en place sa vision pour le pays.
Mont Carmel NDEO





























































