Des tensions politiques majeures secouent la province du Haut-Lomami, impliquant des accusations contre plusieurs hautes personnalités concernant la situation du gouverneur Marmont Banza Mulume, qui fait face à une procédure de destitution initiée par l’Assemblée provinciale après le rejet du projet d’édit budgétaire par les députés provinciaux en décembre 2025 et son rappel à Kinshasa, plongeant la province dans une situation de « bicéphalisme » ou d’incertitude institutionnelle.
Alors que, le Président de la République Félix Tshisekedi avait instruit le vice-premier ministre, ministre de l’intérieur, de prendre la mesure du possible afin de mettre un terme à la crise institutionnelle qui avait secoué le Haut-Lomami, lors de la 78e réunion du conseil des ministres pour un retour à la normal en ce qui concerne le respect constitutionnel en cas d’absence prolongée ou de suspension du gouverneur titulaire, certains acteurs politiques placés à Kinshasa sont cité d’exercer une forte pression pour contraindre les instructions du Chef de l’Etat alors que l’intérimaire Rosen Mwenze WAKADILO joue pleinement son rôle conformément aux lois de la République et s’est placé comme l’homme de la situation en calmant la tempête, telle, l’église au milieu du village.
Dans une lettre ouverte adressée au Chef de l’État au cours de ce mois, le collectif des Jeunes Conscients et Défenseurs des intérêts du Haut-Lomami pour le développement et l’Émergence (JCDH), a exprimé une vive opposition face à ce qu’il qualifie de « retour forcé » ou le maintien de Banza Mulume contre la volonté de la population du Haut-Lomami. Pointant du doigt respectivement le président du Sénat, Sama Lukonde entouré de quelques alliés politiques dont les ministres Guy Loando Mboyo, Gracia Yamba Kazadi et sieur Mwamba Mushikonke, qui se sont activer pour imposer le leur contre toute logique républicaine c’est qui est qualifié par ces jeunes, de « provocation et un mépris à l’endroit des institutions mais aussi une volonté manifeste de privilégier des intérêts partisans au détriment de l’intérêt général »
« Le peuple du Haut-Lomami s’indigne de constater qu’un gouverneur qui, depuis son élection, n’a posé aucun acte concret et visible de développement en faveur de la province, puisse être défendu avec autant d’acharnement par des personnalités qui prétendent agir au nom de votre vision de développement que vous prônez pour la république, et particulièrement pour les provinces ? » s’interrogent-ils
La jeunesse du Haut-Lomami s’interroge sur l’intérêt qui anime ces acteurs politiques de l’extérieur de la province qui ne savent pas les réalités de la mauvaise gouvernance de ce coin du pays, encore moins de la souffrance de la population, tentent d’hypothéquer leur avenir pour des calculs politiciens.
« Le peuple est en droit de se demander quel est leur véritable intérêt dans cette affaire ? s’agit-il réellement de défendre la province ou plutôt de protéger des intérêts liés au contrôle des ressources naturelles, notamment le lithium et d’autres minerais stratégiques ? » peut-on lire du document
Ils ont par ailleurs, sollicité l’intervention du Président de la République afin que cesse toute tentative de pression, de manipulation ou de violation de la procédure normale par ceux qui prétendent être dans la vision du chef de l’Etat.
La province reste dans une impasse. Alors que les assemblées provinciales ont ouvert leur session de mars 2026 le 15 mars, le cas du Haut-Lomami demeure l’un des points de friction les plus vifs, illustrant les tensions entre les autorités provinciales et les réseaux politiques de Kinshasa.
JAMES KABWE




























































