Dans une deuxième sortie médiatique dite de mise au point sur la situation politique actuelle de la province du Haut-Katanga, le député national honoraire Zacharie Babaswe persiste et dénonce fermement le désordre institutionnel et le dysfonctionnement majeur installé au gouvernement provincial après le remaniement fait récemment par Martin Kazembe.
Selon ses déclarations, cet acte n’a jamais reçu l’autorisation du Chef de l’État, Félix Tshisekedi ; Il accuse plutôt le ministre de l’Intérieur d’être à l’origine de cette décision, qu’il juge irrégulière tout en affirmant que le vice-gouverneur Martin Kazembe Shula, assurant l’intérim pendant que le gouverneur Jacques Kyabula Katwe est en consultation à Kinshasa, n’a aucune prérogative légale pour remanier le gouvernement provincial.
Pour Babaswe, le vice-gouverneur Martin Kazembe Shula discrédite les institutions et déstabilise la province. Le Haut-Katanga n’a jamais été aussi divisé, qu’il est aujourd’hui notamment avec des révocations massives dans la fonction publique et le remaniement du gouvernement provincial constituent, des actes illégaux qui alimentent le tribalisme et bafouent les lois.
« Mais ce qui est arrivé au Haut-Katanga est un manque de respect criant au chef de l’État. Parce qu’on a menti que le chef de l’État a autorisé un remaniement. Deuxièmement, on a poussé un vice-gouverneur à commettre un acte très répréhensible qui heurte même la logique du droit administratif » a-t-il dénoncé dans sa vidéo
Il a par ailleurs menacé de citer les personnes impliquées depuis la ville de Kinshasa dans la déstabilisation de la province du Haut-Katanga, qui combattent selon lui, la vision du Président de la République Félix Tshisekedi.
Malgré ces critiques, Martin Kazembe a officiellement procédé à un réaménagement de l’exécutif provincial fin mars 2026. Les nouveaux membres ont déjà été officiellement recommandés à leurs fonctions.
Il y a lieu de dire que, cette situation crée un vif débat juridique et politique sur l’étendue des pouvoirs d’un gouverneur intérimaire en RDC.
JAMES KABWE






























































