À Kinshasa, capitale de la République démocratique du Congo, l’insécurité a atteint un pic inquiétant.
Des vols à main armée, des braquages en journée et le phénomène kuluna (banditisme urbain) continuent, de toucher des zones réputées pourtant plus sécurisées malgré des instructions annoncées par le président de la République pour endiguer la recrudescence de la criminalité.
Le sénateur Gérard Mulumba a mis en cause l’efficacité du commandement de la Police nationale congolaise (PNC).
Dans sa déclaration, l’ancien vice-gouverneur a souligné que les activités criminelles se poursuivent au vu et au su de la police. Il a dénoncé une faible capacité de prévention et de réaction des forces de l’ordre.
« L’insécurité qui bat son plein à Kinshasa, les vols, les meurtres, les embouteillages, le banditisme urbain, communément appelé Kuluna, bat son plein dans nos quartiers respectifs », a déclaré Gérard Mulumba soutenant que ces attaques se déroulent avec une forme de « quiétude » en dépit de la présence policière.
Dans ses critiques, le parlementaire a également ciblé le commandant de la PNC à Kinshasa, commissaire divisionnaire Israël Bankulu Kantu.
« Nous avons à la tête de la police de la ville-province de Kinshasa, le commandant le plus incompétent que nous n’avons jamais eu », a-t-il argué.
Pour lutter contre la flambée de l’insécurité, le Chef de l’Etat a ordonné, en mars, la mobilisation de tous les services de sécurité, y compris les forces de renseignement civiles et militaires aux fins d’intensifier les opérations de traque et de démantèlement des réseaux criminels responsables de ces attaques.
Le président Tshisekedi a également appelé à une augmentation « sensible » des patrouilles, de jour comme de nuit, et au déploiement de postes de police dans les quartiers dits « isolés, enclavés et isolés ».
Mont Carmel NDEO































































