Le gouverneur de la Banque Centrale du Congo (BCC), André Wameso a présenté les conclusions d’une enquête interne menée après la diffusion virale d’une vidéo montrant un individu manipulant des billets de banque d’une devise étrangère retirés directement à la BCC.
Dès l’entame de sa réaction, le gouverneur a précisé que la BCC ne traite pas avec des particuliers et que toute sortie de liquidités est soumise aux procédures strictement encadrées.
Il a expliqué que, dans certains cas, certaines dépenses peuvent exceptionnellement être réalisées en espèces via une procédure de dérogation.
« Les seules personnes qui peuvent retirer cet argent au niveau de la Banque centrale, ce sont les comptables des différentes institutions pour lesquelles la dérogation a été demandée et accordée », a précisé André Wameso.
D’après l’enquête, la sortie du cash observée dans la vidéo a été dûment justifiée au regard des règles internes.
Le gouverneur a indiqué qu’une demande de dérogation avait été introduite pour permettre un paiement au guichet d’une institution de la République.
Dans ce processus, la BCC a payé le comptable de ladite institution, avant que ce dernier ne règle, à son tour, une dépense liée à des créances dues à un prestataire.
« Il s’avère qu’il y a eu une demande de dérogation pour paiement au guichet d’une institution de la République. Cette dérogation était dûment motivée. La BCC a payé le comptable de cette institution, mais cette institution avait des créances à payer à un prestataire et le prestataire est venu réclamer son argent à la sortie du comptable de l’enceinte de la Banque centrale. C’est ce qui explique ce que vous avez vu sur les réseaux sociaux. Donc au niveau de la Banque centrale, au niveau des pratiques qui sont acceptées, il n’y a pas eu de problème », a-t-il ajouté.
Le trésorier national a précisé que l’enquête de la Banque centrale s’arrête et que le dossier est désormais transmis à d’autres services, chargés d’évaluer la régularité du paiement intervenu en dehors des procédures de la Banque centrale.
La Rédaction































































