La course au poste de secrétaire général de l’Organisation internationale de la Francophonie (OIF) s’annonce rude.
Alors que la candidate de la République démocratique du Congo, Juliana Lumumba a entamé une tournée stratégique auprès des pays francophones, l’actuelle secrétaire, Louise Mushikiwabo, candidate à sa propre succession est vivement contestée.
Dans une déclaration faite à Brazzaville, le Consortium panafricain pour la paix (CPP), une organisation regroupant plus de 15 pays, annonce avoir adressé un mémorandum aux Chefs d’État des pays membres de la Francophonie.
Le coordonnateur général du CPP Dr Ernest Nounga Djomo a expliqué que cette démarche ne vise pas personnellement l’actuelle patronne de l’OIF, la rwandaise Louise Mushikiwabo.
« Nous n’avons rien contre la personne de madame la Secrétaire sortante. Aujourd’hui, quand vous allez au Rwanda, on ne parle pas français, on parle anglais. Et comme je l’ai dit dans mes propos, vous ne verrez pas un francophone à la tête du Commonwealth. Nous ne comprenons pas pourquoi c’est ainsi et c’est pour ça que nous disons qu’il faut que ça s’arrête », a-t-il déclaré précisant que le CPP a également saisi le président français pour lui faire part de cette position.
Le Consortium panafricain pour la paix accuse le Rwanda de violer les valeurs prônées par la Francophonie notamment la paix et le respect des droits humains.
« Nous avons fait cette déclaration pour que les pays membres de l’OIF se régissent de cette candidature et donnent la chance à d’autres candidats de l’obédience française pour diriger cette prestigieuse institution qui prône pour la paix, la non-violence, les droits de l’homme et les droits humains. Si aujourd’hui, on se rend compte que les résolutions des Nations Unies, de l’Union européenne, ont condamné le Rwanda dans les problèmes de la partie Est de la RDC et du Canada en termes de déstabilisation, d’où vient-il qu’une organisation aussi crédible que la Francophonie soit dirigée par ce pays où tout le monde écrit, il faudrait qu’on commence par montrer dans cette organisation internationale francophone le respect des textes », a martelé Ernest Nounga Djomo.
L’élection d’un nouveau secrétaire général est prévue en novembre 2026 au Cambodge. À sept mois, les candidats s’activent pour convaincre les électeurs.
Mont Carmel NDEO































































