La République Démocratique du Congo a accueilli, dans l’avant-midi de ce vendredi 17 avril 2026, un premier contingent de migrants transférés par les États-Unis dans le cadre d’un accord bilatéral récemment conclu entre les deux pays. Ces personnes ont été conduites dans un centre d’accueil situé à Bibwa, dans la périphérie de la capitale.
Selon des sources aéroportuaires, les individus concernés sont tous originaires d’Amérique latine, notamment de Colombie, de Équateur et du Pérou. Les modalités précises de leur transfert n’ont pas été rendues publiques, mais il s’inscrit dans le cadre d’un mécanisme de coopération migratoire entre États-Unis et République démocratique du Congo.
Lors de l’annonce de cet accord, les autorités congolaises avaient indiqué que plusieurs sites d’accueil avaient été identifiés à Kinshasa afin de garantir une prise en charge à la fois administrative, sécuritaire et humanitaire. Le centre de Bibwa constitue le premier point d’hébergement opérationnel dans ce dispositif.
Des sources proches du dossier évoquent la mise en place d’un suivi individualisé des migrants, incluant des procédures de vérification d’identité, d’évaluation de statut et d’orientation administrative.
L’exécutif national insiste sur le fait que cette initiative ne saurait être interprétée comme une relocalisation permanente de migrants sur le territoire congolais. Les autorités affirment conserver leur souveraineté dans les décisions relatives au maintien, au retrait de statut ou au retour éventuel des personnes concernées vers leurs pays d’origine.
Kinshasa rejette également toute assimilation de cet accord à une externalisation des politiques migratoires américaines, une pratique controversée observée dans d’autres contextes internationaux.
L’arrivée de ces migrants suscite toutefois des critiques au sein d’une partie de la classe socio-politique congolaise. Certains acteurs dénoncent une atteinte à l’intégrité territoriale et s’interrogent sur les implications à long terme d’un tel partenariat. Des organisations de la société civile appellent, quant à elles, à davantage de transparence sur les termes de l’accord, ainsi qu’au respect strict des droits humains des personnes transférées.
Ce premier transfert pourrait marquer le début d’une série d’opérations similaires, bien que les autorités n’aient pas communiqué de calendrier officiel. Dans un contexte régional et international marqué par des tensions migratoires croissantes, cet accord entre Kinshasa et Washington pourrait faire l’objet d’une attention accrue, tant sur le plan diplomatique qu’humanitaire.
HERVÉ KABWATILA































































