La Nouvelle Société Civile Congolaise (NSCC) a salué, vendredi, les sanctions imposées par les États-Unis à l’ancien président congolais Joseph Kabila, tout en appelant à leur extension à l’ensemble des acteurs impliqués dans la crise sécuritaire persistante dans l’Est de la République démocratique du Congo (RDC).
Dans une déclaration rendue publique à Kinshasa ce vendredi 01 mai 2026, son coordonnateur national, Jonas Tshiombela, a qualifié cette décision d’« étape importante » dans la responsabilisation des protagonistes présumés des violences qui secouent la région orientale du pays depuis plusieurs années.
Les sanctions ont été prises par l’Office of Foreign Assets Control (OFAC), qui accuse Joseph Kabila d’apporter un soutien aux groupes rebelles, notamment l’Alliance Fleuve Congo et le Mouvement du 23 mars, actifs dans plusieurs territoires de l’Est congolais.
Pour la NSCC, cette initiative traduit une volonté de la communauté internationale d’accroître la pression sur les responsables présumés de la déstabilisation de la région. « Il s’agit d’un signal fort, mais qui doit encore être consolidé », a estimé Jonas Tshiombela.
Insistant sur la complexité de la crise, la NSCC met en garde contre une lecture fragmentée de la situation sécuritaire. Selon Jonas Tshiombela, la résilience du Mouvement du 23 mars suggère l’existence de soutiens qui dépassent le seul cadre national.
L’organisation plaide ainsi pour une justice internationale impartiale, fondée sur une application équitable des sanctions. « La crédibilité du dispositif dépend de l’absence de traitement différencié », a-t-il souligné.
Dans cette logique, il évoque la possibilité d’étendre les mesures à d’autres acteurs régionaux, y compris le président rwandais Paul Kagame, sans pour autant appeler à une confrontation directe. « Il ne s’agit pas de stigmatiser, mais de renforcer la légitimité des mécanismes internationaux », a précisé le coordonnateur.
L’Est de la RDC demeure en proie à des violences récurrentes, marquées par des affrontements armés, des déplacements massifs de populations et une insécurité chronique. Dans ce contexte, la question de la justice et de la lutte contre l’impunité reste centrale.
Pour la NSCC, la décision américaine ouvre une « fenêtre d’opportunité » que la communauté internationale est appelée à consolider à travers une approche « complète, équilibrée et impartiale ».
En octobre 2025, Joseph Kabila a été condamné à mort par contumace par la Haute Cour militaire congolaise pour des faits présumés de trahison, de crimes de guerre et de participation à un mouvement insurrectionnel.
HERVÉ KABWATILA





























































