Une correspondance anonyme, datée du 21 avril 2026, a été adressée à plusieurs autorités françaises et européennes, faisant état d’allégations graves de trafic de visas et d’organisation d’immigration clandestine impliquant des acteurs du secteur culturel congolais, des agents consulaires ainsi que certaines structures administratives.
Selon ce document, transmis notamment au Parquet national anti-criminalité organisée (PNACO), un réseau présumé aurait facilité l’obtention de visas Schengen sous couvert d’activités culturelles. Les auteurs de la lettre évoquent un mécanisme reposant sur l’organisation de concerts d’artistes congolais en Europe, dont un événement tenu le 2 mai 2026 au Stade de France.
La correspondance met en cause l’artiste congolais Fally Ipupa, ainsi que des « complices » présumés au sein du ministère congolais de la Culture et de certains services liés au traitement des visas Schengen à Kinshasa. Les auteurs affirment que des individus sans lien réel avec le milieu artistique auraient obtenu des visas en se faisant passer pour membres de délégations culturelles.
Le document évoque également des transactions financières supposées, comprises entre 9 000 et 15 000 dollars américains, qui auraient été versées pour faciliter l’obtention de ces visas. Certaines des personnes concernées pourraient, selon cette source, s’installer ensuite de manière irrégulière en Europe.
Autre point soulevé : l’octroi présumé de visas de longue durée — allant de trois à cinq ans — à des demandeurs ne présentant pas, d’après les auteurs, de garanties suffisantes de retour dans leur pays d’origine.
Le concert du 2 mai 2026 au Stade de France est présenté comme un élément central du dispositif présumé. La correspondance affirme que cet événement aurait servi de cadre à la constitution de dossiers de demande de visas pour des personnes étrangères à l’activité artistique.
Les auteurs avancent que plusieurs centaines de visas pourraient être concernés, sans fournir à ce stade d’éléments vérifiables permettant de corroborer ces chiffres.
Dans leur lettre, les auteurs sollicitent l’ouverture d’une enquête « approfondie, indépendante et impartiale » par les autorités françaises compétentes, notamment les services de police aux frontières et les juridictions spécialisées dans la lutte contre la criminalité organisée.
À ce stade, aucune réaction officielle n’a été enregistrée de la part de Fally Ipupa, du ministère congolais de la Culture ou des services consulaires mentionnés. Par ailleurs, aucune enquête publique confirmée n’a été annoncée par les autorités françaises.
Ces allégations, émanant d’une source anonyme, doivent être considérées avec prudence. En l’absence de confirmation indépendante ou de procédure judiciaire rendue publique, elles ne permettent pas à ce stade d’établir la réalité des faits avancés.
Toute évolution de cette affaire dépendra désormais d’éventuelles investigations officielles et des vérifications qui pourraient être engagées par les autorités compétentes.
HERVÉ KABWATILA






























































