La ministre d’État en charge des Affaires étrangères de la République démocratique du Congo, Thérèse Kayikwamba Wagner, a pris part ce mardi à la cérémonie officielle d’ouverture de la Semaine africaine organisée par UNESCO à Paris. À cette occasion, la cheffe de la diplomatie congolaise a lancé un appel en faveur d’une gouvernance concertée, durable et inclusive des ressources en eau sur le continent africain.
Dans son allocution, la ministre a insisté sur la nécessité de renforcer la coopération entre les États africains et leurs partenaires internationaux afin de garantir une gestion équitable et responsable des ressources hydriques.
Elle a souligné que les défis liés à l’eau, notamment ceux liés à la pression démographique, aux changements climatiques et aux besoins croissants en développement, exigent une réponse collective et coordonnée.
« L’eau doit être considérée comme un bien commun stratégique au service de la paix, de l’intégration régionale et du développement durable », a-t-elle déclaré devant plusieurs représentants diplomatiques et institutionnels réunis pour cette rencontre dédiée aux enjeux africains.
Au cours de son intervention, Thérèse Kayikwamba Wagner a également rappelé le rôle stratégique de la République démocratique du Congo dans l’équilibre hydrique mondial. Selon elle, le pays concentre près de 52 % des réserves en eau de surface du continent africain, principalement grâce au Bassin du Congo, considéré comme le deuxième plus grand bassin fluvial au monde après l’Amazonie.
Cette prise de position met en lumière les enjeux environnementaux majeurs liés à la préservation des ressources naturelles dans le Bassin du Congo, un écosystème essentiel pour la biodiversité mondiale et la régulation climatique.
Elle souligne également la responsabilité partagée des États africains dans la protection de cet espace stratégique.
À travers cette intervention, la RDC entend réaffirmer son statut de « pays-solution » dans les initiatives internationales relatives à la gestion durable de l’eau et à la préservation de l’environnement.
Kinshasa ambitionne ainsi de jouer un rôle central dans les efforts visant à faire des ressources hydriques un levier de coopération régionale et de stabilité sur le continent africain.
HERVÉ KABWATILA





























































