Le gouvernement de la République démocratique du Congo, à travers le ministère des Mines dirigé par Louis Watum Kabamba, a décidé de suspendre, pour une durée de trois mois, toutes les activités minières dans les territoires de Mwenga et Shabunda, dans la province du Sud-Kivu.
Cette mesure est contenue dans un arrêté ministériel signé par le ministre des Mines Louis Watum Kabamba dont une copie consultée par la rédaction de Foxtime.cd ce dimanche 24 mai 2026, dans un contexte marqué par la recrudescence des activités minières illicites dans cette partie de l’est de la République démocratique du Congo.
Selon le document officiel, « sont suspendues, pour une durée de trois (3) mois, toutes les activités minières dans les territoires de Mwenga et de Shabunda ». Le texte précise également qu’une mission de contrôle de l’Inspection générale des Mines sera déployée en collaboration avec d’autres services étatiques compétents afin d’évaluer la légalité et la licéité des exploitations minières opérant dans ces zones.
Le ministère des Mines justifie cette décision par « la recrudescence des activités minières illicites dénoncées dans la province du Sud-Kivu », notamment à travers les rapports des services publics administratifs et les conclusions des enquêtes parlementaires.
Les autorités congolaises estiment que ces exploitations illégales ont un impact direct sur la sécurité nationale. Le document évoque notamment « le financement des projets de déstabilisation des institutions de la République » à travers des circuits frauduleux liés à l’exploitation et au commerce des minerais.
Le gouvernement affirme ainsi vouloir « rétablir l’ordre public » et renforcer la réglementation de l’exploitation des substances minérales conformément aux normes de transparence et de traçabilité.
L’arrêté prévoit qu’une mission de l’Inspection générale des Mines soit diligentée pour « documenter les faits dénoncés, identifier leurs auteurs et préconiser les mesures coercitives ou correctives conformément à la loi ».
Cette mission devra travailler avec les autres services étatiques concernés afin de faire la lumière sur les réseaux d’exploitation illicite et les éventuelles complicités dans les territoires visés.
Le texte précise également que « toutes les dispositions antérieures contraires au présent arrêté sont abrogées ».L’exécution de cette décision est confiée au Secrétaire général aux Mines. L’arrêté entre en vigueur à la date de sa signature.
Cette suspension intervient dans une région riche en ressources minières, mais régulièrement confrontée à des défis liés à l’exploitation artisanale incontrôlée, à la fraude minière et à l’insécurité persistante dans l’est du pays.
HERVÉ KABWATILA




























































