Le Directeur général de l’Autorité de régulation de la sous-traitance dans le secteur privé (ARSP), Miguel Kashal Katemb, a effectué une mission de contrôle de conformité dans plusieurs entreprises minières de la province du Haut-Katanga, notamment à la Société du Terril de Lubumbashi (STL), CDM, MMG ainsi qu’auprès de certains sous-traitants opérant dans la région.
Cette visite s’inscrit dans le cadre du suivi de l’application de la loi sur la sous-traitance en République démocratique du Congo et de la promotion du contenu local dans le secteur minier.
Dans l’espace Grand Katanga, la dynamique de contrôle et des régulations de la sous-traitance s’intensifie. Sous la conduite du directeur général de l’autorité des régulations de la sous-traitance dans le secteur privé, Miguel Kashal Katemb, la vaste mission de contrôle de conformité est menée sans embage auprès des sociétés principales opérant dans les secteurs stratégiques des mines et autres. Cette intense journée de terrain commence par la société de traitement du terril de Lubumbashi, STL en cible.
Sur place, Miguel KASHAL a échangé avec les responsables de l’entreprise avant d’effectuer une descente au cœur même des installations industrielles. Une immersion dans l’univers de la transformation minière qui a permis à la délégation de l’ARSP de mesurer l’ampleur de la chaîne de production et les opportunités que ce secteur peut offrir aux sous-traitants congolais. C’était avant de visiter l’emblématique montagne de rejet de l’exploitation minière de la GECAMINES , communément appelée montagne des scories.
« Nous sommes derrière la vision du président de la République chef de l’État, Félix Antoine Tshisekedi Tshilombo, le parrain du contenu local congolais et parrain de l’entrepreneuriat en République démocratique du Congo. On a constaté qu’il y avait beaucoup de pauvreté autour de la mine. C’est vraiment un contraste. Le chef de l’État, Félix Antoine Tshisekedi Tshilombo cherche à changer cette dynamique. Il faut qu’il y ait un développement. » a déclaré le DG Miguel Kashal
Après l’entreprise STL , la délégation de la ARSP s’est ébranlée ensuite vers la société CDM. Là encore, les échanges avec les responsables ont porté sur la nécessité pour les entreprises minières de se conformer aux exigences de la loi, notamment en matière d’ouverture des marchés aux entreprises congolaises et la valorisation de l’expertise locale.
« Notre objectif est de pouvoir promouvoir l’entrepreneuriat en RDC, la chaîne des valeurs en RDC. Et comme vous le savez, le chef de l’État, qui est le parrain aujourd’hui du contenu local congolais, qui est le parrain aujourd’hui de la sous-traitance, il veut que la sous-traitance soit un instrument qui ait une économie circulaire autour de nos ressources naturelles. Et il veut que les jeunes puissent être insérés dans ces chaînes des valeurs et que nous puissions ouvrir des opportunités à la population congolaise. » A-t-il dit
Cap ensuite vers le site de Mineral Metal Group MMG, situé à une trentaine de kilomètres de Lubumbashi. Deux ans après une première mission d’évaluation, l’ARSP est revenu constater l’évolution du niveau de conformité de cette entreprise minière au regard de la loi. Autour de cette table, les responsables de MMG ont reconnu les avancées enregistrées grâce à l’accompagnement de l’ARSP et aux orientations données par son directeur général.
Par ailleurs , ces responsables affirment avoir consenti plusieurs efforts pour s’aligner sur la vision du président de la République, celle d’une sous-traitance plus inclusive, valorisant l’émergence des entreprises congolaises, tout en encadrant la collaboration avec les expatriés dans le strict respect de la loi.
Devant les caméras, le DG Miguel Kashal a rappelé la question de la sous-traitance inclusive :
« cette mission ne se limite pas seulement à un contrôle administratif. L’objectif du président de la République, chef de l’État, est que les entrepreneurs congolais puissent être insérés dans la chaîne des valeurs. »
Et d’ajouter :
« les expatriés ne sont pas exclus de la sous-traitance, parce que, là, nous parlons de 51% pour les nationaux et 49% pour les expatriés. Donc, même les expatriés sont éligibles à la sous-traitance. Je sais que le chef de l’État veut qu’il y ait cette collaboration ensemble, échanges d’expertise, échanges d’idées, pour développer notre économie. »
Et de conclure :
« Et puis, quand on parle de sous-traitance, il faut le mettre de plus en plus sérieux. Mieux que sérieux, c’est l’occasion qu’on a de faire, pour que notre société puisse se développer, pour qu’il y ait la création d’emplois, pour qu’il y ait la création de richesses, pour que la pauvreté diminue, pour qu’il n’y ait pas de banditisme, parce que, là, il y a des jeunes qui ont perdu leur emploi, il faut qu’on crée un emploi, qu’on réduise les délinquances. Pour l’ARSP, il s’agit surtout de veiller à ce que les richesses générées par le secteur minier profitent davantage aux Congolais, à travers la création d’emplois, le transfert de compétences et l’accès réel des entreprises locales au marché des sous-traitances. »
Pour clôturer cette journée marathon, le DG Miguel et sa suite ont dénié visiter Morcoservice, une entreprise congolaise des sous-traitances spécialisée dans la mécanique, l’ingénierie et la fourniture des pièces de rechange. Un exemple concret des réussites locales que l’ARSP entend promouvoir. Grâce aux opportunités générées dans le secteur minier, cette société contribue progressivement à la création d’emplois et à la montée en puissance d’une expertise congolaise capable de repondre aux standards de l’industrie.
Il va sans dire qu’à travers cette vaste opération de contrôle dans l’espace Grand Katanga, l’ARSP veut désormais imposer une nouvelle dynamique, celle d’une sous-traitance mieux structurée, plus conforme à la loi et résolument tournée vers la défense des intérêts économiques nationaux.
La Rédaction




























































