Le débat constitutionnel en République démocratique du Congo suscite de vifs échanges. Avocate et experte des droits humains, Maître Gisèle Ngungua a brisé le silence pour soutenir l’ouverture du débat sur l’opportunité de la loi fondamentale, rejoignant ainsi l’appel à la réflexion lancé par le président Félix Tshisekedi.
Contrairement à ceux qui demandent une réécriture totale, cette voix féminie Katangaise influente, milite pour une révision constitutionnelle plutôt qu’un changement radical de texte. Elle souligne avoir maintenu cette position de manière continue depuis 2015.
Elle a notamment interpellé la classe politique sur l’inconstance de certains acteurs qui ont changé d’avis sur la question constitutionnelle entre 2015 et 2026. Tout en reconnaissant la pertinence d’ouvrir le débat institutionnel voulu par le Président Félix Tshisekedi, elle insiste sur le fait que les motivations des uns et des autres doivent reposer sur des principes constants plutôt que sur des calculs politiques opportunistes.
L’ancienne ministre du Genre, Famille et Enfant du Haut-Katanga a plusieurs fois évoqué la nécessité d’adapter la Constitution aux réalités congolaises, critiquant des dispositions qu’il juge obsolètes ou contraires à la souveraineté nationale.
L’initiative du Chef de l’État cristallise de fortes tensions politiques. De nombreuses figures de l’opposition et de la société civile (notamment Moïse Katumbi, Martin Fayulu, et Delly Sesanga) se sont unies au sein de la Coalition Article 64 pour faire barrage à toute tentative de modification de la loi fondamentale.
JAMES KABWE




























































