Le groupe parlementaire d’opposition « Ensemble » a officiellement suspendu sa participation aux plénières d’examen et de vote de la proposition de loi sur l’organisation du référendum en République démocratique du Congo. Ce boycott marque une rupture ouverte au sein de l’Assemblée nationale face à la volonté de la coalition au pouvoir d’initier une révision ou un changement de la Constitution.
L’opposition dénonce une démarche « suicidaire ». Elle craint qu’un tel projet ne consacre le risque de balkanisation du pays.
Les députés d’Ensemble estiment inacceptable de mener ce projet alors qu’une partie du territoire national reste occupée par la rébellion de l’AFC/M23 et qu’un état de siège demeure en vigueur.
Le groupe dénonce un « complot ourdi contre la constitution » visant à prolonger le mandat du président Félix Tshisekedi au-delà des limites légales.
Le contexte de la loi Ngondankoy
Cette proposition de loi, initiée par le député Paul Gaspard Ngondankoy, a pour but officiel de fixer le cadre légal et les conditions d’organisation du référendum en RDC. Déclarée recevable à la fin du mois d’avril, elle suscite une levée de boucliers de l’opposition qui y voit un outil politique taillé sur mesure pour faire sauter les verrous constitutionnels intangibles, comme l’article 220 limitant le nombre de mandats présidentiels.
En réponse, la majorité au pouvoir (Union sacrée) a pris acte de ce retrait, tandis que l’opposition continue de se structurer en dehors de l’hémicycle, notamment à travers sa nouvelle coalition « C64 », pour faire barrage à ce projet législatif.
JAMES KABWE




























































