Le président a.i. de l’Union pour la Démocratie et le Progrès social (UDPS/Tshisekedi), Augustin Kabuya, a rejeté dimanche 19 juillet 2026 à Kinshasa la plainte déposée devant la Cour pénale internationale (CPI) par les avocats de l’ancien président Joseph Kabila et de l’opposant Moïse Katumbi contre le président Félix Tshisekedi. Lors d’une causerie morale organisée à Limete, il a qualifié cette démarche de « distraction » visant, selon lui, à détourner l’attention de l’opinion publique des enjeux sécuritaires et politiques auxquels fait face la République démocratique du Congo.
S’exprimant devant les militants et cadres de son parti, Augustin Kabuya a soutenu que cette initiative judiciaire serait inspirée par des intérêts extérieurs, affirmant qu’elle aurait été menée sur instruction du président rwandais Paul Kagame. Selon lui, les auteurs de la plainte chercheraient à détourner le débat national des questions liées à la sécurité dans l’Est du pays et aux défis politiques actuels.
Le secrétaire général de l’UDPS a également dénoncé ce qu’il considère comme une campagne de désinformation orchestrée par l’opposition pour nuire à l’image du chef de l’État et de son parti. Il a estimé que les accusations portées contre Félix Tshisekedi reposeraient sur des allégations sans fondement et viseraient davantage à servir des intérêts politiques qu’à rechercher la justice.
« Cette plainte n’ébranlera ni le président de la République ni l’UDPS », a-t-il affirmé, estimant que les initiateurs de cette démarche tenteraient avant tout de protéger « leur parrain », en référence au président rwandais Paul Kagame.
Abordant la marche annoncée pour le 22 juillet par la Coalition de l’article 64 (C64), regroupant plusieurs figures de l’opposition, Augustin Kabuya a soutenu que les critiques adressées à l’UDPS s’inscrivent dans une stratégie visant à freiner son combat pour la réforme de la Constitution.
Le dirigeant du parti présidentiel a réaffirmé la détermination de l’UDPS à poursuivre cette initiative malgré les contestations.
Selon lui, la révision constitutionnelle demeure un chantier politique important pour son organisation, qui entend poursuivre la mobilisation de ses militants autour de cette question.
Cette sortie intervient dans un contexte politique marqué par de vifs débats autour du projet de réforme constitutionnelle, de l’annonce d’un dialogue national inclusif par le président Félix Tshisekedi et des tensions persistantes entre la majorité présidentielle et plusieurs plateformes de l’opposition.
Alors que la coalition C64 maintient sa mobilisation pour les prochains jours, les déclarations d’Augustin Kabuya illustrent la fermeté de l’UDPS sur les principaux dossiers politiques qui alimentent actuellement le débat public en RDC.
HERVÉ KABWATILA




























































