Le débat autour du projet de changement de la Constitution en République démocratique du Congo (RDC) continue de susciter de vives réactions sur la scène politique nationale.
Après plusieurs mois de silence sur cette question, l’ancien président de la République, , est sorti de sa réserve pour exprimer son opposition à toute initiative visant à modifier la Loi fondamentale.
Dans un communiqué publié le 11 juin, l’ancien chef de l’État estime que l’adoption de la loi référendaire par l’Assemblée nationale a dissipé toute ambiguïté quant aux intentions du pouvoir en place. Selon lui, cette démarche confirme l’existence d’une volonté politique assumée de réviser la Constitution.
« Nous sommes plutôt face à un choix politique assumé, revendiqué et publiquement défendu par ceux qui exercent le pouvoir. La forfaiture est manifeste », a déclaré Joseph Kabila dans son message.
L’ancien président accuse son successeur, , d’avoir manqué à son engagement de respecter et de défendre la Constitution. Il considère que cette situation ne fait désormais plus l’objet d’aucune contestation et constitue, selon ses termes, un fait de notoriété publique.
Dans son analyse, Joseph Kabila affirme que la RDC est progressivement transformée en une « véritable cocotte-minute », privée de l’espace démocratique nécessaire à sa stabilité institutionnelle et à sa cohésion sociale. Il estime que les tensions politiques actuelles sont la conséquence d’un rétrécissement des libertés publiques et de l’affaiblissement des mécanismes démocratiques.
Face à cette situation, l’ancien chef de l’État appelle les Congolais à se mobiliser pour défendre la Constitution et les acquis démocratiques. Il invite les citoyens à exercer ce qu’il qualifie de droit et de devoir civique afin de faire obstacle au projet de révision constitutionnelle.
Joseph Kabila exhorte également la population à soutenir les initiatives menées par les forces politiques et sociales opposées au changement de la Constitution. Selon lui, la vigilance citoyenne constitue un élément essentiel pour préserver l’État de droit et garantir le respect des libertés fondamentales.
« Que chaque famille, chaque avenue, chaque quartier, chaque village et chaque ville de notre pays devienne un mirador pour la détection précoce et la dénonciation des atteintes aux libertés publiques, aux droits des citoyens et aux exigences de bonne gouvernance », a-t-il plaidé.
Cette prise de position intervient dans un contexte de fortes tensions autour de l’avenir institutionnel du pays. Alors que les partisans de la réforme constitutionnelle défendent la nécessité d’adapter certaines dispositions aux réalités actuelles de la RDC, leurs opposants y voient une menace potentielle pour l’équilibre démocratique et l’alternance politique.
Le débat sur la révision de la Constitution s’annonce ainsi comme l’un des principaux enjeux politiques des prochains mois, avec des positions de plus en plus tranchées au sein de la classe politique et de la société civile congolaise.
HERVÉ KABWATILA




























































