La Commission nationale des droits de l’homme (CNDH) a officiellement lancé une série d’enquêtes sur les incidents survenus lors de la manifestation de l’opposition organisée le 11 juin dernier à Kinshasa. Dans ce cadre, l’institution a rencontré samedi deux figures de l’opposition politique congolaise afin de recueillir leurs témoignages et observations sur les événements.
Selon le président de la CNDH, Paul Nsapu, ces consultations marquent le début officiel du processus d’investigation engagé par l’institution sur les violences et incidents qui ont émaillé cette manifestation tenue sur le boulevard Triomphal, à proximité du Palais du Peuple, siège du Parlement congolais.
« À travers ces échanges, nous avons lancé officiellement les enquêtes de notre institution sur les incidents qui avaient émaillé la manifestation de l’opposition organisée à Kinshasa, sur le boulevard Triomphal, non loin du Palais du Peuple. Nous avons rencontré respectivement Martin Fayulu, président du parti politique ECiDé, et Delly Sesanga, président de l’Envol », a déclaré Paul Nsapu.
Cette démarche vise à établir les circonstances exactes des incidents signalés lors de cette mobilisation politique qui avait rassemblé plusieurs acteurs de l’opposition. La CNDH entend recueillir les versions des différentes parties concernées afin de produire un rapport objectif sur les faits et d’identifier d’éventuelles violations des droits humains.
Institution d’appui à la démocratie chargée notamment de promouvoir et de protéger les droits fondamentaux, la CNDH dispose du mandat d’enquêter sur les allégations de violations des droits de l’homme et de formuler des recommandations aux autorités compétentes.
Les incidents du 11 juin ont suscité de nombreuses réactions au sein de la classe politique et de la communauté internationale, plusieurs voix ayant appelé à l’ouverture d’enquêtes indépendantes afin de faire la lumière sur les violences enregistrées lors de cette manifestation.
Les conclusions des investigations de la CNDH sont attendues dans les prochaines semaines et pourraient contribuer à clarifier les responsabilités ainsi qu’à renforcer la protection des libertés publiques en République démocratique du Congo.
HERVÉ KABWATILA




























































