L’ancien ministre de la Justice et Garde des Sceaux , a annoncé sa décision de comparaître personnellement devant la justice le 13 juillet prochain dans le cadre du dossier relatif au Fonds de Réparation et d’Indemnisation des Victimes des activités illicites de l’Ouganda en République démocratique du Congo (FRIVAO).
Il a également demandé que les audiences soient retransmises en direct par la Radio-Télévision Nationale Congolaise (RTNC) et d’autres médias afin de garantir, selon lui, la transparence de la procédure.
Dans une lettre manuscrite rédigée depuis son lit d’hôpital, l’ancien député national affirme être déterminé à se présenter devant les juges malgré son état de santé. « Je décide de quitter mon lit d’hôpital où je suis cloué depuis neuf mois, médicaments à la main, afin de défendre la vérité, la vraie justice et mon éminence. Je vais donc comparaître personnellement ce 13 juillet 2026 », a-t-il déclaré.
Cette annonce intervient après son absence aux audiences des 5 et 19 mai derniers dans le cadre de la procédure liée au détournement présumé de fonds publics alloués au FRIVAO. Dans ce dossier, Constant Mutamba est cité comme témoin.
L’ancien ministre explique vouloir mettre fin à ce qu’il qualifie de « manipulations » et de « chantages politiques répétés ». Selon lui, sa présence à l’audience permettra d’éclairer l’opinion publique sur la gestion du fonds destiné à l’indemnisation des victimes des activités illicites de l’Ouganda sur le territoire congolais.
Dans sa correspondance, il sollicite également la diffusion en direct des audiences sur la chaîne publique et d’autres médias. « Afin que les victimes des guerres de Kisangani dont je fais partie, ainsi que notre peuple sachent désormais la vérité sur la gestion de ce fonds FRIVAO, avant, pendant et après mon passage à la tête de notre justice », a-t-il écrit.
Par ailleurs, Constant Mutamba affirme être confronté à des tentatives de déstabilisation politique. Il dénonce notamment ce qu’il présente comme des manœuvres de dédoublement de son parti politique, la , qu’il attribue à ses adversaires.
L’audience du 13 juillet est ainsi attendue comme une étape importante dans cette affaire qui suscite un vif intérêt au sein de l’opinion publique. Elle pourrait permettre d’apporter de nouveaux éclairages sur la gestion du FRIVAO et sur les accusations qui alimentent le débat politique et judiciaire depuis plusieurs mois.
HERVÉ KABWATILA





























































