Le gouvernement de la République démocratique du Congo (RDC) entend mettre en place des mesures concrètes pour protéger les industries naissantes de la province du Haut-Katanga contre la concurrence déloyale et certaines pratiques d’importation jugées préjudiciables à leur développement.
L’annonce a été faite mercredi par le ministre de l’Entrepreneuriat et du Développement des petites et moyennes entreprises (PME), Justin Kalumba, à son retour d’une mission gouvernementale à Lubumbashi.
Selon le ministre, la stratégie du gouvernement vise à faire de la transformation locale un moteur de croissance économique, de création d’emplois et de redistribution des richesses au profit des populations congolaises.
« À partir du moment où nous disons que la transformation locale devient le vecteur de la croissance économique, de la création d’emplois et de la propagation de la richesse, il faut absolument protéger les usines naissantes face à la concurrence déloyale, face à des importations perverses », a déclaré Justin Kalumba.
Le membre du gouvernement a souligné que certaines importations, parfois soutenues par des mécanismes de subvention dans leurs pays d’origine, peuvent fragiliser les nouvelles unités industrielles congolaises en proposant des produits à des prix difficilement concurrentiels.
« Ces produits peuvent faire l’objet d’un dumping et être subventionnés dans d’autres pays », a-t-il ajouté, estimant que de telles pratiques risquent de freiner l’essor des entreprises locales en phase de croissance.
Cette prise de position intervient dans un contexte marqué par la multiplication des investissements industriels dans le Haut-Katanga, province considérée comme l’un des principaux pôles économiques et miniers du pays. Ces derniers jours, plusieurs unités de transformation et de production ont été inaugurées à Lubumbashi dans le cadre de la politique gouvernementale de promotion de l’industrialisation et de la valorisation locale des matières premières.
Pour les autorités congolaises, le renforcement du tissu industriel national passe non seulement par l’encouragement de l’entrepreneuriat et des investissements productifs, mais également par la mise en place de mécanismes capables de garantir une concurrence équitable sur le marché intérieur.
Les mesures envisagées n’ont pas encore été détaillées, mais elles devraient s’inscrire dans la politique nationale de promotion du « Made in Congo » et de soutien à la transformation locale, considérée comme un levier essentiel de diversification de l’économie congolaise.
HERVÉ KABWATILA





























































