L’Institut national de la santé publique (INSP) a officiellement confirmé ce jeudi deux cas positifs de la maladie à virus Ebola à Kisangani, marquant l’entrée officielle de la province de la Tshopo dans la liste des régions touchées par cette 17e épidémie. [1]
L’un des patients provient de la zone de santé de Nia-Nia, située en Ituri (épicentre actuel), tandis que le second ne présente aucun lien géographique immédiat hors de Kisangani. Les deux prélèvements ont été testés positifs au test PCR RADIONE, et des analyses approfondies par RT-PCR (technologie Altona) sont en cours de validation.
Cette annonce majeure marque une nouvelle étape préoccupante dans la progression de la 17ᵉ épidémie de maladie à virus Ebola en République démocratique du Congo. En tant que carrefour routier, fluvial et aérien majeur, l’atteinte de Kisangani fait peser une menace directe de propagation sur Kinshasa et le reste du pays.
À cet effet, la RDC, cette épidémie causée par la souche rare Bundibugyo comptabilise à ce jour 1 759 cas confirmés et 600 décès.,
Kisangani constitue la plaque tournante économique et logistique du nord-est de la RDC. Ses liaisons directes par le fleuve Congo, ses routes et ses lignes aériennes connectent la zone infectée directement à la capitale. Face au risque élevé d’importation du virus, le gouvernement maintient déjà des dispositifs de détection et de contrôle thermique à l’aéroport international de Ndjili à Kinshasa.
JAMES KABWE





























































