Le camp de l’ancien président Joseph Kabila a été mis à l’écart des consultations politiques de Bujumbura, initiées par le président burundais Évariste Ndayishimiye en sa qualité de président en exercice de l’Union africaine.
Bien qu’une présence initiale de ses émissaires ait été annoncée aux côtés d’autres leaders de l’opposition, plusieurs sources concordantes indiquent que les envoyés du Front commun pour le Congo (FCC) ne participent pas aux discussions directes menées dans la capitale burundaise.
Des câbles diplomatiques et des sources locales soulignent que ces consultations visent à baliser la voie à un dialogue politique axé sur la crise et le projet de révision constitutionnelle en RDC, mais avec un format excluant spécifiquement Joseph Kabila.
Le camp Kabila avait lui-même exprimé des réserves majeures, remettant publiquement en cause le rôle du Burundi en tant que médiateur. Cela est notamment lié à l’engagement militaire de l’armée burundaise dans l’Est de la RDC.
Les pourparlers se concentrent essentiellement sur les autres forces politiques et sociales majeures opposées au changement de la Constitution réunis au sein de la coalition C64 ayant en son sein des figures clés de l’opposition comme Martin Fayulu, Delly Sesanga et Jean-Marc Kabund, et Moïse Katumbi.
Par ailleurs, les délégués de la Conférence épiscopale nationale du Congo (CENCO), de l’Église du Christ au Congo (ECC) et des Églises du Réveil participent activement aux échanges.
Cette dynamique confirme la volonté de structurer une opposition unie face aux velléités de révision constitutionnelle à Kinshasa, tout en isolant la frange fidèle à l’ancien régime de Joseph Kabila.
JAMES KABWE




























































