Les hygiénistes du Centre de Traitement Ebola (CTE) de l’hôpital CME de Bunia, chef-lieu de la province de l’Ituri, ont suspendu leurs activités depuis le mercredi 8 juillet afin de réclamer le paiement de plus d’un mois d’arriérés de salaires.
Ce mouvement de grève touche un maillon essentiel de la riposte contre la maladie à virus Ebola. Les agents concernés sont notamment chargés de la désinfection des locaux, de l’élimination sécurisée des déchets biomédicaux ainsi que du maintien des normes d’hygiène au sein du centre de traitement.
Selon plusieurs sources locales, les grévistes dénoncent le retard prolongé dans le paiement de leurs rémunérations et exigent une intervention rapide des autorités compétentes pour régulariser leur situation. Ils estiment que leurs conditions de travail, dans un contexte de forte exposition aux risques sanitaires, nécessitent une prise en charge adéquate.
L’arrêt des activités des hygiénistes suscite des inquiétudes quant à son impact sur le fonctionnement du centre et sur les efforts de lutte contre l’épidémie. La gestion des déchets infectieux et la désinfection régulière des infrastructures constituent en effet des mesures indispensables pour prévenir la propagation du virus Ebola au sein des structures de santé et dans la communauté.
Cette grève intervient dans un contexte plus large de tensions sociales parmi les intervenants engagés dans la riposte contre Ebola en Ituri. Ces derniers jours, plusieurs catégories de travailleurs de première ligne ont dénoncé des retards de paiement de salaires et de primes, menaçant de perturber davantage les opérations sanitaires menées dans la province.
Jusqu’à présent, aucune communication officielle n’a été faite sur les mesures envisagées pour mettre fin à ce mouvement malgré la présence du ministre de la santé publique Roger Samuel Kamba. Les acteurs de la santé publique redoutent toutefois qu’une prolongation de la grève n’affaiblisse davantage la riposte, alors que l’Ituri demeure l’épicentre de l’épidémie d’Ebola qui continue de mobiliser les autorités sanitaires nationales et leurs partenaires.
HERVÉ KABWATILA





























































