La Conférence épiscopale nationale du Congo (CENCO) et l’Église du Christ au Congo (ECC) ont rencontré, ce samedi 18 juillet 2026 à l’Archevêché de Kinshasa, les responsables de la plateforme de l’opposition C64 afin d’obtenir le principe du report de la marche prévue le 22 juillet prochain. Cette initiative s’inscrit dans le cadre des consultations engagées après l’annonce par le Président de la République, Félix Tshisekedi, de l’ouverture d’un dialogue national inclusif.
Selon plusieurs sources concordantes, cette rencontre visait à convaincre les leaders de la coalition de privilégier la voie du dialogue et de la concertation politique, alors que le pays entre dans une nouvelle phase marquée par la volonté affichée des autorités de réunir les différentes forces vives de la Nation autour d’une même table. La CENCO et l’ECC, appelées à jouer un rôle de facilitation dans ce processus, multiplient depuis plusieurs mois les démarches en faveur d’un dialogue susceptible de contribuer à la décrispation du climat politique et à la recherche de solutions durables aux défis sécuritaires et institutionnels du pays.
Cette consultation intervient au lendemain de l’annonce officielle du Chef de l’État qui a confié aux confessions religieuses la mission d’accompagner le futur dialogue inclusif entre les fils et filles du Congo. Une feuille de route précisant les modalités de cette concertation devrait être rendue publique dans les prochains jours.
Pour sa part, la coalition C64 avait récemment confirmé la tenue de sa manifestation du 22 juillet à Kinshasa, avec comme point de chute le Palais de la Nation. Les organisateurs soutiennent que cette mobilisation vise à défendre l’ordre constitutionnel et à exprimer leurs préoccupations sur la gouvernance du pays.
La rencontre de ce samedi apparaît ainsi comme une étape importante dans les efforts de médiation entrepris par la CENCO et l’ECC. En cherchant à obtenir le report de la marche, les deux confessions religieuses espèrent créer un climat favorable à l’ouverture du dialogue et éviter toute tension susceptible de compromettre les chances de réussite de ce processus politique attendu par une partie de la classe politique et de la société civile.
HERVÉ KABWATILA




























































