L’Organisation des Nations unies a décidé de corser ses mesures de sanctions contre des acteurs et entités impliqués dans la déstabilisation dans la partie orientale de la RDC.
Depuis le 14 juillet, le Comité des sanctions du Conseil de sécurité a ajouté six individus et deux entités à sa liste concernant la RDC.
En tête de la liste, figure Corneille Nangaa, ancien président de la Commission électorale nationale indépendante (CENI), devenu chef de l’AFC-M23, une rébellion accusée de graves violations des droits humains notamment des exécutions sommaires ou l’enrôlement forcé des enfants ainsi que de pillage systématique dans les zones sous son contrôle dans les deux provinces du Kivu.
La mesure cible également John Imani Nzenze, chef du renseignement du M23.
Outre ces deux figures de premier plan de l’AFC-M23, la liste de sanctions comprend également des commandants associés à d’autres mouvements armés actifs dans l’est notamment
-Sébastien Uwimbabazi, relevant des FDLR;
-Gustave Kubwayo, également des FDLR, accusé de ciblage de civils et d’exploitation illégale des ressources naturelles,
-Muhammed Lumisa, commandant mouvement terroriste ADF en provenance d’Ouganda ;
-Charles Sematama, chef militaire du groupe Twirwaneho, actif dans les Hauts Plateaux du Sud-Kivu.
Au-delà des individus, deux groupes armés ont aussi été inscrits à savoir l’AFC/M23 et Twirwaneho.
L’ organe de l’ONU, les accuse de contribuer au financement, à l’organisation ou au maintien des activités armées.
Selon le mécanisme onusien, les sanctions annoncées impliquent entre autres le gel des avoirs des personnes et entités visées ; une interdiction de voyager; un embargo sur les armes.
Cette nouvelle mise à jour de la liste intervient dans la continuité des efforts du Conseil de sécurité et de ses organes compétents, afin d’endiguer les violences en RDC et de responsabiliser les acteurs impliqués dans les violations, notamment contre les populations civiles.
Mont Carmel NDEO



























































