La situation sociale reste critique au sein de la Société Nationale des Chemins de fer du Congo (SNCC). Pas moins de 4 151 agents admis à la retraite se retrouvent aujourd’hui privés de leurs indemnités de fin de carrière, plongeant des milliers de familles dans la précarité.
Une retraite aux allures de punition. C’est le triste constat qui s’impose face au calvaire que traversent les anciens conducteurs, techniciens et administratifs de la SNCC. Après des décennies de loyaux services pour maintenir le rail congolais à flot, 4 151 cheminots retraités attendent toujours le versement de leurs décomptes finals et de leurs indemnités de sortie.
Un drame humanitaire à huis clos
Derrière ce chiffre de 4 151 se cache un véritable drame social. Sans ces fonds de transition, une majorité de ces nouveaux pensionnés ne parvient plus à nouer les deux bouts. Accès aux soins de santé devenu impossible, factures impayées, enfants chassés des écoles : le quotidien de ces aînés s’est brutalement précarisé.
Plusieurs collectifs de retraités dénoncent le silence de la direction générale et l’indifférence des autorités de tutelle. Certains agents, usés par l’attente et la maladie, sont malheureusement décédés avant d’avoir pu toucher le moindre franc de leurs allocations d’une vie de labeur.
Le blocage financier en question
Si la SNCC fait face à des réformes structurelles et à des promesses de relance de son réseau ferroviaire, le passif humanitaire de l’entreprise pèse lourd. Les syndicats pointent du doigt des tensions de trésorerie chroniques et un manque de priorisation des droits sociaux des travailleurs par l’État actionnaire.
Pour les représentants des travailleurs, le paiement de ces 4 151 en cours de liquidation ne devrait pas être une option, mais une dette souveraine et morale.
L’appel urgent au gouvernement
Face à l’impasse, les familles des sinistrés de la SNCC en appellent directement à l’arbitrage du Président de la République et du gouvernement. Ils réclament la mise en place en urgence d’un plan de décaissement progressif pour désintéresser les bénéficiaires.
Le rail congolais ne pourra pas se moderniser durablement en laissant ses bâtisseurs historiques sur le quai de la misère. La balle est désormais dans le camp des décideurs politiques.
JAMES KABWE




























































