La tension est vive au sein de l’hémicycle. Les travaux de la session extraordinaire de l’Assemblée nationale ont connu un coup d’arrêt brutal après le boycott de deux séances plénières d’affilée par les élus nationaux. En cause : le retard persistant dans le paiement de leurs primes et avantages liés à cette période de convocation exceptionnelle.
Réunis en coulisses, de nombreux représentants du peuple ont choisi de ne pas fouler l’hémicycle du Palais du peuple. Les sièges clairsemés ont empêché l’atteinte du quorum requis pour délibérer valablement sur les dossiers inscrits à l’ordre du jour. Les frondeurs affichent une position ferme : aucune reprise des discussions tant que les lignes de crédit relatives à leurs émoluments et gratifications ne seront débloquées par le tristement célèbre circuit de la comptabilité publique.
Ce nouveau bras de fer met en lumière la fragilité de la gestion financière des sessions parlementaires hors calendrier ordinaire. Déjà secoué par le passé par des polémiques sur le volume des émoluments et des avantages pécuniaires des parlementaires, le bureau de l’institution fait face à une fronde directe. Les députés estiment inadmissible de siéger sans percevoir les stimulants financiers garantis pour leur travail intensif.
Ce blocage paralyse l’examen des textes prioritaires pour lesquels les représentants avaient été rappelés d’urgence. Alors que le bureau de l’Assemblée tente de mener des tractations en coulisses pour apaiser la grogne, l’opinion publique observe avec circonspection ce énième épisode où les urgences socio-politiques du pays se heurtent aux intérêts pécuniaires de la classe politique.
JAMES KABWE




























































