Plus de 5 000 Congolais ayant fui les violences attribuées à la milice Mobondo dans le territoire de Kwamouth, province du Maï-Ndombe, vivent depuis près de quatre ans dans des conditions difficiles au village de Ngabé, en République du Congo.
La situation a été dénoncée lundi 3 août 2026 par Célestin Kimwanga, membre de la société civile de Kwamouth, qui appelle les autorités congolaises à agir pour faciliter leur retour.
Selon cet acteur de la société civile, les déplacés font face à une précarité persistante marquée par l’absence de moyens de subsistance suffisants. Pour répondre à leurs besoins quotidiens, nombre d’entre eux sont contraints d’effectuer des travaux domestiques et agricoles pour les habitants de Ngabé.
« Ils lavent des vêtements, fabriquent des chikwangues ou travaillent dans les champs en échange de rémunérations très faibles », a-t-il expliqué, soulignant que ces activités ne permettent pas aux familles déplacées de vivre dans des conditions décentes.
Face à cette situation, Célestin Kimwanga exhorte le gouvernement de la République démocratique du Congo à mettre en place des mesures concrètes en faveur du retour volontaire et sécurisé de ces populations dans leurs localités d’origine. Il regrette que les différents appels lancés depuis le début de leur exil n’aient, selon lui, pas reçu de réponse satisfaisante.
Cette alerte intervient quelques jours après la visite d’une organisation humanitaire œuvrant en RDC auprès des déplacés de Ngabé. Toutefois, d’après la société civile de Kwamouth, l’assistance fournie demeure insuffisante au regard de l’ampleur des besoins humanitaires.
Le conflit opposant les communautés Teke et Yaka dans le territoire de Kwamouth a provoqué d’importants déplacements de populations depuis 2022. Avant le déclenchement de cette crise sécuritaire, le territoire comptait environ 200 000 habitants, rappelle Célestin Kimwanga.
Alors que plusieurs milliers de personnes demeurent encore éloignées de leurs terres, les appels se multiplient en faveur d’une réponse humanitaire renforcée et de solutions durables permettant leur retour dans des conditions de sécurité et de dignité.
HERVÉ KABWATILA




























































