Quinze présumés miliciens Maï-Maï Bakata Katanga ont été arrêtés par les forces de sécurité dans la province du Haut-Katanga, quelques jours après l’attaque de la base militaire de Kyubo Mamba, dans le territoire de Mitwaba.
L’annonce a été faite par le gouvernement provincial, qui affirme poursuivre les opérations de traque des assaillants afin de restaurer durablement la sécurité dans cette partie du pays.
Selon les autorités provinciales, les Forces armées de la République démocratique du Congo (FARDC) ont également récupéré plusieurs armes emportées lors de l’incursion menée par les miliciens contre une position militaire de Kyubo Mamba. Les personnes interpellées ont été transférées à Lubumbashi pour les besoins de l’enquête et de la procédure judiciaire.
Cette opération intervient après l’attaque survenue le 2 août dernier contre un cantonnement militaire de Kyubo Mamba. L’assaut, attribué aux combattants Bakata Katanga, a provoqué de violents affrontements ayant coûté la vie à dix personnes, dont deux militaires des FARDC et huit civils, selon les autorités provinciales.
Plusieurs infrastructures ont également été endommagées au cours de l’attaque.
À la suite de cette incursion, l’armée congolaise a annoncé avoir repris le contrôle total de la localité et renforcé son dispositif sécuritaire dans la zone. Des opérations de ratissage sont actuellement menées dans les secteurs environnants afin de neutraliser d’éventuels groupes armés encore actifs et de prévenir de nouvelles attaques.
Le territoire de Mitwaba demeure l’un des foyers récurrents des activités des miliciens Bakata Katanga, un mouvement armé actif dans l’ex-Katanga et régulièrement impliqué dans des attaques contre les positions des forces de sécurité ainsi que contre les populations civiles.
Les autorités provinciales assurent que toutes les mesures sont prises pour sécuriser la région et garantir le retour à la normale dans les localités affectées par les violences.
HERVÉ KABWATILA




























































