La prison centrale de Mbuji-Mayi, dans la province du Kasaï Oriental, fait face à une situation sanitaire préoccupante.Cinquante-deux (52) cas de tuberculose ont été enregistrés parmi les détenus de cette maison carcérale qui accueille actuellement 482 pensionnaires pour une capacité initiale de seulement 150 places, selon les autorités pénitentiaires.
S’exprimant vendredi 7 août 2026 devant la presse congolaise, la directrice de la prison centrale de Mbuji-Mayi, Marguerite Mbelu, a tiré la sonnette d’alarme sur les conséquences de la surpopulation carcérale, notamment en matière de propagation des maladies infectieuses.
« Dans l’ensemble, nous avons 52 cas de tuberculose chez les détenus, en dehors du personnel. Au total, nous comptons actuellement 482 détenus pour une capacité initiale d’accueil de seulement 150 personnes. Il y a une forte promiscuité, nous avons du mal à séparer les malades de ceux qui ne le sont pas. Aussi, il faut attendre assez de temps pour le dépistage, voilà la difficulté que nous avons », a-t-elle déclaré.
Selon la responsable de l’établissement pénitentiaire, la promiscuité constitue l’un des principaux facteurs favorisant la transmission de la tuberculose au sein de la prison. L’insuffisance des espaces d’isolement complique davantage la prise en charge des détenus infectés et limite les mesures de prévention destinées à protéger les autres pensionnaires.
Malgré ce contexte difficile, Marguerite Mbelu a rassuré quant à la disponibilité des médicaments destinés au traitement de la tuberculose. Elle a toutefois regretté les contraintes financières auxquelles est confrontée l’administration pénitentiaire, notamment l’absence de la subvention gouvernementale destinée à assurer la prise en charge des besoins essentiels des détenus.
Cette situation remet au centre des préoccupations la question des conditions de détention dans plusieurs établissements pénitentiaires de la République démocratique du Congo, où la surpopulation, l’insuffisance des infrastructures sanitaires et le manque de ressources continuent de peser sur la santé des détenus.
Face à cette alerte, les autorités sanitaires et pénitentiaires sont appelées à renforcer les mécanismes de dépistage, de prévention et de prise en charge médicale afin de limiter la propagation de la tuberculose au sein de la population carcérale et de préserver la santé publique.
HERVÉ KABWATILA




























































