Ce jeudi 27 août 2026, les regards de toute la République démocratique du Congo sont tournés vers le Palais de la Nation. À 20h00, heure de Kinshasa, le Président Félix-Antoine Tshisekedi Tshilombo prononcera un discours crucial très attendu par l’opinion publique, la majorité et l’opposition. Au cœur de cette allocution : la clarification définitive du format, de l’agenda et des participants au futur dialogue national inclusif.
L’annonce officielle a été partagée ce matin par les services de la Présidence de la République. Ce message à la nation intervient dix jours après que le chef de l’État a promis, depuis Libreville au Gabon, un « dialogue différent de tous ceux qu’a connus le pays ». L’objectif affiché par le pouvoir exécutif reste la décrispation politique, l’apaisement et la consolidation de la cohésion nationale face aux multiples défis qui secouent le pays.
Ce discours présidentiel survient dans un climat politique particulièrement polarisé. Depuis la mi-juillet, l’annonce de principe d’un dialogue national — sous l’égide des principales confessions religieuses — suscite autant d’espoirs que de profondes divergences.
L’opposition congolaise, réunie notamment au sein de la Coalition Article 64 (C64), avait fixé un ultimatum au 15 août pour la convocation formelle de ces assises. Jugeant les premières avancées insuffisantes, des figures de proue comme Martin Fayulu ou les proches de Moïse Katumbi exigent des garanties strictes. Ils réclament l’abandon pur et simple de tout projet de réforme ou de changement de la Constitution, perçu par l’opposition comme une tentative du pouvoir de prolonger les mandats au-delà de 2028.
Toute la question est désormais de savoir jusqu’où le Président est prêt à aller pour garantir le caractère inclusif de ce forum. Plusieurs points de blocage majeurs devront être tranchés ce soir.
Alors que l’Est de la RDC demeure en proie à une crise sécuritaire aiguë provoquée par le groupe armé M23, la Présidence qualifie cette prise de parole de « rendez-vous crucial pour l’avenir du pays ». Reste à savoir si la formule « inédite » promise par Félix Tshisekedi saura convaincre les forces vives de la nation de s’asseoir à la même table.
JAMES KABWE



























































