Le débat autour d’un éventuel changement de la Constitution en République démocratique du Congo continue d’alimenter les tensions sur la scène politique nationale.
Alors que certains acteurs politiques et membres de la majorité présidentielle soutiennent l’idée d’une révision ou d’une nouvelle Constitution, plusieurs formations de l’opposition y voient une menace pour l’ordre institutionnel établi depuis 2006.
Dans ce contexte, la Coalition Article 64 (C64) a annoncé la reprise de ses actions citoyennes de mobilisation contre ce qu’elle qualifie de projet de changement de Constitution porté par le régime du président Félix Tshisekedi. Dans un communiqué rendu public, cette plateforme de l’opposition estime que le renvoi au Parlement de la loi portant organisation du référendum pour une nouvelle délibération ne signifie pas l’abandon définitif de cette initiative.
Face à ce qu’elle qualifie de « dérives autoritaires » et de remise en cause de l’ordre constitutionnel, la C64 annonce une nouvelle mobilisation citoyenne.
« Le 15 septembre 2026, elle organisera une marche pacifique sur l’ensemble du territoire national », indique le communiqué.
La coalition affirme demeurer vigilante face à l’évolution du dossier. Elle souligne qu’à 764 jours de l’échéance constitutionnelle prévue pour la convocation de la prochaine élection présidentielle et à 889 jours de la fin du second et dernier mandat du chef de l’État, toute tentative de modification de la Constitution du 18 février 2006 suscite de nombreuses interrogations au sein d’une partie de la classe politique.
Selon la C64, le contexte actuel marqué par l’insécurité persistante dans l’Est du pays et l’occupation de certaines portions du territoire national rend inopportun tout projet de réforme constitutionnelle. La coalition estime qu’une telle démarche pourrait accentuer les fragilités institutionnelles et compromettre davantage les efforts de préservation de la cohésion nationale, de la souveraineté et de l’intégrité territoriale.
Face à ce qu’elle considère comme des « dérives autoritaires » et une remise en cause de l’ordre constitutionnel, la plateforme annonce l’organisation d’une nouvelle manifestation citoyenne. Une marche pacifique est ainsi prévue le 15 septembre 2026 sur l’ensemble du territoire national afin de sensibiliser la population et de réaffirmer son opposition au projet.
La Coalition Article 64 appelle également les Congolais à rester mobilisés pour la défense de la Constitution de 2006, qu’elle présente comme le socle du pacte républicain garantissant notamment l’alternance démocratique, le respect des institutions et le droit des citoyens à choisir librement leurs dirigeants.
Dans son message, la plateforme réaffirme sa détermination à poursuivre son combat en faveur de l’alternance démocratique, de la souveraineté nationale et de l’intégrité territoriale de la RDC. Elle invite la population à prendre part aux actions annoncées et à défendre, selon ses termes, les acquis constitutionnels du pays.
De son côté, le débat sur l’avenir institutionnel de la RDC demeure au cœur de l’actualité politique.
Entre les partisans d’une réforme constitutionnelle et ceux qui plaident pour le maintien de la Constitution actuelle, les prochains mois s’annoncent déterminants pour l’évolution du paysage politique congolais à l’approche des prochaines échéances électorales.
HERVÉ KABWATILA




























































