La situation humanitaire en République démocratique du Congo demeure préoccupante. Plus de 12 000 personnes ont été contraintes de quitter leurs foyers entre le 10 et le 26 août 2026 dans les provinces du Tanganyika, du Maniema et du Haut-Uélé, selon le bilan présenté par la Ministre d’État en charge des Affaires sociales, Actions humanitaires et Solidarité nationale lors de la dernière réunion du Conseil des ministres.
Dans son exposé, la ministre a fait état d’importants mouvements de populations provoqués par l’insécurité et des catastrophes ayant affecté plusieurs localités du pays. Au Tanganyika, 163 ménages, soit 2 694 personnes, se sont déplacés vers les territoires de Kalemie et de Nyunzu pour échapper à des situations de vulnérabilité.
Dans la province du Maniema, 199 ménages représentant 1 194 personnes ont été touchés par des incendies survenus dans les localités de Bututa et Matchapano, entraînant d’importants dégâts matériels et des besoins humanitaires urgents. La situation la plus alarmante a été enregistrée dans la province du Haut-Uélé.
Près de 9 000 personnes, regroupées au sein d’environ 1 800 ménages, ont fui les chefferies de Malamba et de Betongwe. Selon les autorités, ces déplacés sont majoritairement composés de femmes et d’enfants, une catégorie particulièrement exposée aux risques sanitaires, alimentaires et sécuritaires.
Face à cette détérioration de la situation, la Ministre d’État a présenté au Conseil des ministres les actions déjà entreprises ainsi que les priorités définies par le gouvernement pour répondre aux besoins des populations affectées.Les interventions portent notamment sur l’assistance humanitaire d’urgence, la protection des personnes déplacées et la mobilisation de ressources en faveur des communautés vulnérables.
Cette évaluation intervient dans un contexte marqué par le lancement officiel, le 27 août dernier, de la Campagne de solidarité nationale par le Président de la République, Félix Tshisekedi. Cette initiative vise à fédérer les efforts des institutions publiques, du secteur privé, des partenaires techniques et financiers, de la société civile ainsi que des citoyens afin d’apporter un soutien accru aux victimes des crises humanitaires à travers le pays.
Le gouvernement entend ainsi renforcer la coordination des interventions et accroître les moyens destinés à la prise en charge des populations déplacées, alors que plusieurs provinces continuent de faire face à des défis humanitaires persistants.
HERVÉ KABWATILA




























































