Le ministre d’État, ministre de la Justice et Garde des Sceaux, Guillaume Ngefa Atondoko Andali, et le directeur général de la Société nationale d’électricité (SNEL SA), le professeur Teddy Lwamba Muba, ont convenu de mettre en place, dans les prochains jours, une commission mixte chargée d’examiner la situation des habitations construites dans les emprises de la ligne à haute tension aux quartiers Adula, Bisengo et Sykin, dans la commune de Bandalungwa, à Kinshasa.
La décision a été prise à l’issue d’une séance de travail tenue lundi, dans un contexte marqué par des inquiétudes croissantes des habitants concernés face aux risques de démolition de leurs habitations. Les discussions visaient à trouver une issue apaisée à un dossier complexe mêlant questions foncières, sécurité publique et respect de la réglementation en matière d’infrastructures électriques.
Au cœur du différend, les occupants des parcelles concernées soutiennent détenir des titres fonciers datant des années 1950 et 1960. De son côté, la SNEL fait valoir que ses pylônes et installations électriques ont été implantés sur le site en 1983 dans le cadre du développement du réseau de transport d’électricité.
Selon les parties, la commission mixte aura pour mission de confronter les documents fonciers présentés par les riverains aux registres et données techniques de la société nationale d’électricité afin d’établir les responsabilités et de déterminer les mesures à prendre. Cette démarche devrait permettre de clarifier la situation juridique des parcelles concernées tout en préservant les droits des différentes parties.
Au-delà de l’aspect foncier, les autorités soulignent l’importance de la sécurité publique. La proximité des habitations avec les lignes à haute tension constitue un risque majeur pour les populations, en raison des dangers liés aux installations électriques de forte puissance.
Lors des échanges, le directeur général de la SNEL, Teddy Lwamba Muba, a plaidé pour une approche fondée sur le dialogue et la concertation. Il a appelé à une solution équilibrée qui tienne compte à la fois des exigences légales, des impératifs de sécurité et des réalités sociales des familles concernées.
Pour sa part, le ministre d’État en charge de la Justice, Guillaume Ngefa Atondoko Andali, a réaffirmé l’engagement du gouvernement à traiter ce dossier avec impartialité et rigueur. Il a assuré que les conclusions qui seront tirées respecteront les dispositions de la Constitution ainsi que les principes de l’État de droit.
La mise en place de cette commission est perçue comme une étape importante vers la résolution d’un contentieux qui suscite de vives préoccupations parmi les habitants de Bandalungwa. Les conclusions de ses travaux sont attendues pour déterminer les mesures susceptibles de concilier la protection des populations, le respect des droits fonciers et la sécurisation des infrastructures stratégiques de la SNEL.
HERVÉ KABWATILA




























































