Un incident impliquant des éléments de la Marine des Forces armées de la République démocratique du Congo (FARDC) et de la marine de la République du Congo a été signalé dans l’îlot congolais de Makoloko, situé entre Makotimpoko et Yumbi, suscitant une réaction rapide des autorités des deux pays afin de préserver les relations de bon voisinage qui les unissent.
À la suite des échanges diplomatiques engagés entre Kinshasa et Brazzaville, le vice-Premier ministre, ministre de la Défense nationale et Anciens Combattants, Guy Kabombo Muadiamvita, a ordonné l’ouverture immédiate d’une enquête pour établir les circonstances exactes de cet incident et déterminer les éventuelles responsabilités.
Dans une déclaration relayée par les autorités militaires, le ministre de la Défense a qualifié l’événement de « regrettable », soulignant qu’il intervient entre deux États liés par une longue tradition de coopération et de fraternité. Il a néanmoins tenu à rassurer l’opinion publique sur la solidité des relations militaires entre la République démocratique du Congo et la République du Congo.
Dans un geste visant à apaiser les tensions et à consolider la confiance entre les deux armées, Guy Kabombo Muadiamvita a personnellement accompagné deux militaires brazzavillois jusqu’au Beach Ngobila à Kinshasa.
Ces derniers ont ensuite embarqué pour regagner Brazzaville. Le ministre était accompagné du chef d’état-major général des FARDC, le lieutenant-général Jules Banza Muilambwe, ainsi que du commandant de la Première zone de défense, le général-major Chico Tshitambwe.
Cette démarche témoigne de la volonté des autorités congolaises de privilégier la voie diplomatique et le dialogue militaire pour résoudre tout différend pouvant survenir dans les zones fluviales communes aux deux pays.
Les autorités de Kinshasa attendent désormais les conclusions de l’enquête en cours. Celles-ci devraient permettre d’établir les faits avec précision et de proposer, le cas échéant, des mesures destinées à renforcer les mécanismes de coordination et de communication entre les marines des deux États afin de prévenir la répétition de tels incidents.
Cet épisode intervient dans un contexte où la coopération sécuritaire entre la RDC et la République du Congo demeure essentielle pour la surveillance des voies fluviales partagées et la préservation de la stabilité dans l’espace transfrontalier du fleuve Congo.
HERVÉ KABWATILA



























































