Un incendie d’une rare violence a endeuillé la capitale congolaise dans la nuit du vendredi 4 au samedi 5 septembre 2026. Le sinistre s’est déclaré dans la salle Panacée, située au premier étage d’un immeuble commercial dans la commune de Lingwala, à proximité du Musée national de la RDC, alors qu’une cérémonie de mariage réunissant Bernadette et Magloire se déroulait en présence de nombreux invités. Le bilan provisoire fait état de plus de 25 morts et de plusieurs blessés.
Selon les premières informations recueillies sur place, le feu s’est propagé rapidement à l’intérieur de la salle, provoquant un mouvement de panique parmi les participants. Les difficultés d’évacuation auraient aggravé les conséquences du drame, plusieurs personnes se retrouvant piégées par les flammes et la fumée.
Au lendemain de la tragédie, plusieurs autorités nationales et locales se sont rendues sur les lieux afin de constater les dégâts et suivre l’évolution de la situation. Parmi elles figurait le vice-Premier ministre, ministre de l’Intérieur, Sécurité, Décentralisation et Affaires coutumières, Jacquemain Shabani.
S’exprimant devant la presse, le bourgmestre de Lingwala, Norbert Mushinga, a présenté ses condoléances aux familles des victimes et salué la mobilisation des autorités. « Je pense que toutes les autorités étaient ici parce que c’est un drame qui frappe tout le monde. Mes condoléances à tout le monde, condoléances partagées », a-t-il déclaré, tout en appelant à la prudence concernant le bilan encore provisoire.
Les autorités poursuivent actuellement les vérifications dans plusieurs établissements sanitaires ayant accueilli les victimes, notamment les hôpitaux Vijana, Camp Kokolo, Centenaire et Mama Yemo. Cette opération vise à établir avec précision le nombre de personnes décédées et blessées.
Concernant les nouveaux mariés, le bourgmestre a indiqué qu’ils avaient survécu au sinistre. « Les mariés sont intacts, sauf la dame qui a été traumatisée », a-t-il précisé, soulignant toutefois que la mariée reste fortement affectée par les événements.
Les circonstances exactes de l’incendie demeurent inconnues à ce stade. Toutefois, selon plusieurs témoignages recueillis sur place, le feu aurait pris naissance au niveau du siège réservé à la mariée avant de se propager rapidement vers le système de climatisation et d’autres installations de la salle.
« L’origine n’est pas encore reconnue. Nous sommes dans les enquêtes », a expliqué Norbert Mushinga. Les services compétents ont été chargés de déterminer les causes exactes du sinistre et d’établir les éventuelles responsabilités.
Au-delà du lourd bilan humain, les autorités locales s’interrogent sur le respect des normes de sécurité au sein de l’établissement. Le bourgmestre de Lingwala a notamment dénoncé de possibles défaillances concernant les dispositifs d’évacuation et les issues de secours.
« Vraiment, les normes ne sont pas respectées. Même l’issue de secours. Vous voyez que les gens ont eu difficile à se sauver », a-t-il regretté.
Cette catastrophe relance le débat sur la conformité des infrastructures accueillant des événements publics à Kinshasa. Les autorités envisagent déjà un renforcement des contrôles et de nouvelles mesures visant à garantir le respect strict des normes de sécurité dans les salles de fête et autres lieux recevant du public.
En attendant les résultats des enquêtes et la consolidation des données recueillies dans les différents centres de santé, le bilan définitif de ce drame reste attendu. La nation congolaise demeure sous le choc face à cette tragédie survenue lors d’un événement qui devait être une célébration de joie et d’espérance.
HERVÉ KABWATILA



























































