Quelques heures après le crash d’un Let 410 de la compagnie TRACEP Congo à Kenge, dans la province du Kwango, le vice-Premier ministre en charge des Transports, Voies de communication et Désenclavement, Jean-Pierre Bemba Gombo, a demandé aux autorités de l’aviation civile et de la navigation aérienne de lui fournir des explications sur l’état de l’appareil et les circonstances de l’accident.
Dans une correspondance datée du 26 septembre 2026, adressée aux directeurs généraux de l’Autorité de l’aviation civile (AAC) et de la Régie des voies aériennes (RVA SA), le ministre demande que lui soient communiqués, « dès réception », les éléments relevant de la compétence de chacune des deux institutions.
Selon cette lettre, Jean-Pierre Bemba réclame notamment des informations sur l’état technique du Let 410 immatriculé 9S-GUC, exploité par TRACEP Congo, ainsi que les renseignements relatifs à son dernier contrôle de navigabilité.
Le ministre demande également un rapport sur les circonstances de l’accident survenu à Kenge alors que l’appareil effectuait son vol retour de Kikwit vers Kinshasa.
« Je vous demande dès réception de la présente, chacun en ce qui le concerne, de me communiquer […] l’état technique de l’aéronef repris en concerne ainsi que les renseignements sur son dernier contrôle de navigabilité et […] les circonstances de son accident grave », écrit Jean-Pierre Bemba dans cette correspondance.
Le crash a fait 17 morts, selon les informations communiquées à la suite de l’accident, parmi lesquels 13 passagers et quatre membres d’équipage.
L’appareil s’est écrasé à Kenge, dans la province du Kwango, alors qu’il effectuait le trajet retour vers Kinshasa après son départ de Kikwit.
Au lendemain de l’accident, le ministre des Transports a également ordonné le retrait du certificat de transporteur aérien de TRACEP Congo. Cette décision intervient alors que la compagnie avait déjà été impliquée dans un autre accident aérien quelques semaines auparavant.
La demande adressée à l’AAC et à la RVA intervient dans le cadre des vérifications consécutives à l’accident. Elle porte notamment sur l’état de navigabilité de l’aéronef et sur les contrôles auxquels celui-ci avait été soumis avant le vol.
À ce stade, la correspondance ministérielle ne préjuge pas de la cause du crash. Les éléments techniques, les circonstances précises de l’accident et l’éventuelle chaîne des responsabilités doivent être établis par les investigations compétentes.
Les rapports demandés à l’Autorité de l’aviation civile et à la Régie des voies aériennes devraient ainsi contribuer à documenter les conditions dans lesquelles le Let 410 9S-GUC a effectué son dernier vol et les circonstances ayant conduit à l’accident de Kenge.
HERVÉ KABWATILA



























































