Le Conseil de sécurité des Nations unies a salué les dernières avancées enregistrées dans le processus de désarmement, démobilisation et cantonnement des Forces démocratiques de libération du Rwanda (FDLR), tout en appelant à une mise en œuvre rapide et complète des engagements pris. Les membres du Conseil ont également réitéré leur demande de retrait immédiat et sans condition des forces rwandaises du territoire de la République démocratique du Congo (RDC).
Cette position s’inscrit dans le cadre de la mise en œuvre de la résolution 2773, adoptée à l’unanimité le 21 février 2025. Ce texte demande notamment aux Forces de défense du Rwanda (RDF) de cesser leur soutien au M23 et de se retirer du territoire congolais sans conditions préalables. Il appelle également à la neutralisation urgente des FDLR et à la fin de tout soutien aux groupes armés.
Selon une déclaration faite samedi par Jérôme Bonnafont, représentant permanent de la France auprès des Nations unies, les membres du Conseil ont « exigé la mise en œuvre intégrale, immédiate et inconditionnelle » de la résolution 2773.
Ils ont notamment pris acte d’une lettre datée du 24 septembre 2026 adressée par la RDC au Conseil de sécurité au sujet du processus de désarmement, démobilisation, cantonnement et rapatriement des combattants des FDLR. Le Conseil a également pris note de l’extension de ce processus à l’ensemble des groupes affiliés aux FDLR.
Les membres du Conseil ont par ailleurs pris note du protocole conclu dans le cadre du processus de neutralisation des FDLR et appelé à son application rapide. L’objectif affiché est de parvenir à une neutralisation effective du mouvement armé, conformément aux dispositions de la résolution 2773.
En juillet 2026, le gouvernement congolais avait conclu un protocole avec les FDLR portant notamment sur le désarmement, la démobilisation et le cantonnement de leurs combattants. Le processus est présenté par Kinshasa comme un élément des engagements pris dans le cadre des efforts de paix entre la RDC et le Rwanda.
La question des FDLR demeure toutefois l’un des principaux enjeux sécuritaires dans les relations entre Kinshasa et Kigali. Le Rwanda considère la présence de ce groupe armé dans l’est de la RDC comme une menace directe pour sa sécurité, tandis que la RDC et plusieurs acteurs internationaux demandent parallèlement le retrait des forces rwandaises du territoire congolais.
Dans sa déclaration, Jérôme Bonnafont a également rappelé la position du Conseil concernant les Forces de défense du Rwanda.
« Les membres du Conseil ont réitéré leur appel aux Forces de défense du Rwanda pour qu’elles cessent tout soutien au M23 et qu’elles se retirent immédiatement et sans condition de l’Est de la RDC, conformément à la résolution 2773 », a-t-il déclaré.
Cette exigence figure déjà au cœur de la résolution 2773, qui demande au Rwanda de mettre fin à son soutien au M23 et de retirer ses forces du territoire congolais. Le texte demande parallèlement à la RDC de mettre fin au soutien apporté aux groupes armés, notamment aux FDLR.
Ces nouvelles déclarations interviennent alors que les efforts diplomatiques visant à mettre fin au conflit dans l’est de la RDC se poursuivent. Le Conseil de sécurité continue notamment de suivre les processus de Washington et de Doha ainsi que les mécanismes régionaux de cessez-le-feu et de vérification.
Malgré plusieurs initiatives diplomatiques, les tensions restent fortes entre Kinshasa et Kigali. Le Conseil de sécurité continue ainsi de demander l’application des engagements déjà pris, notamment ceux contenus dans la résolution 2773, considérée comme l’un des principaux cadres internationaux de référence pour le règlement de la crise dans l’est de la RDC.
L’enjeu demeure désormais la traduction de ces engagements diplomatiques en mesures concrètes sur le terrain : neutralisation des FDLR, cessation du soutien aux groupes armés, retrait des forces étrangères et protection des populations civiles.
HERVÉ KABWATILA



























































