Un nouveau drame vient endeuiller la navigation fluviale en République démocratique du Congo. À la suite de la violente collision survenue entre deux baleinières motorisées dans la nuit du vendredi 2 octobre 2026 sur le fleuve Congo, le ministère des Transports a annoncé avoir officiellement saisi le parquet de Mbandaka. Cette démarche vise à engager des poursuites judiciaires fermes contre les capitaines et les propriétaires des unités flottantes en cause.
L’accident s’est produit aux alentours de la localité de Ngombe-Lukolela, dans la province de l’Équateur. Selon les premiers éléments d’enquête, deux embarcations en bois lourdement chargées se sont percutées en plein milieu du fleuve.
La première baleinière, nommée Super Victoire, venait de la région de l’Oubangui (Businga) à destination de Kinshasa, tandis que la seconde coque motorisée, baptisée Dieu Se Cache, effectuait le trajet inverse depuis la capitale vers Lukolela. Sous l’impact du choc, l’une des embarcations a instantanément sombré dans les eaux sombres du fleuve Congo, piégeant de nombreux passagers sous la structure.
Les comités locaux de sécurité de Lukolela et les équipes de secours d’urgence, épaulés par les pêcheurs riverains, se sont rapidement mobilisés malgré une visibilité quasi nulle.
Une équipe d’enquêteurs dépêchée depuis Mbandaka est actuellement sur les lieux afin d’établir la chaîne des responsabilités. Les premiers rapports de sécurité pointent une nouvelle fois du doigt des infractions flagrantes à la réglementation fluviale : le non-respect de l’interdiction stricte de naviguer la nuit, l’absence d’éclairage adéquat sur les navires et une surcharge chronique de marchandises et de passagers.
« Les coupables doivent répondre de leurs actes devant les tribunaux. La négligence humaine ne peut plus continuer à décimer nos compatriotes sur les voies navigables », a martelé un représentant du secteur des Transports. L’une des embarcations a été saisie et immobilisée par les forces de l’ordre en attendant les conclusions judiciaires.
Ce énième accident remet douloureusement en lumière l’urgence d’un contrôle rigoureux des ports d’embarquement et de la modernisation des infrastructures de transport en RDC, où le fleuve Congo reste la principale épine dorsale économique pour les provinces enclavées.
JAMES KABWE




























































