Face à la montée vertigineuse du banditisme urbain et du phénomène des « Kuluna » qui empoisonnent le quotidien des Kinois, les autorités ont sorti les grands moyens. La commune de Mont-Ngafula, réputée pour ses zones d’ombre et sa topographie accidentée facilitant la fuite des criminels, est désormais sous haute surveillance. Le bilan des dernières opérations nocturnes menées à Kimbwala et CPA-Mushi confirme l’urgence de l’intervention.
Ce n’est plus seulement une affaire de machettes. Lors des perquisitions et des contrôles d’identité stricts liés au couvre-feu en cours, les services de sécurité ont mis la main sur plusieurs armes à feu. Une découverte qui justifie la peur chronique des résidents de ces deux quartiers, souvent cibles de braquages à domicile et d’extorsions violentes à la nuit tombée.
« On ne dormait plus que d’un œil. Savoir que des armes circulaient si près de nos maisons fait froid dans le dos, mais cette intervention nous soulage », confie un habitant du quartier CPA-Mushi, sous couvert d’anonymat.
Outre l’arsenal militaire saisi, le bilan provisoire fait état de plusieurs personnes interpellées. Parmi elles, des suspects clés screenés par les forces de l’ordre pour déterminer leur implication dans les réseaux criminels qui endeuillent la municipalité. Ces individus ont été conduits vers les centres de détention pour des interrogatoires approfondis.
Pour la police de Kinshasa, cette opération « coup de poing » n’est qu’un début. L’objectif affiché est clair : asphyxier les réseaux criminels, restaurer l’autorité de l’État et imposer un retour à l’ordre public dans cette partie périphérique de la capitale.
Si la mesure de restriction nocturne bouscule les habitudes économiques des petits commerçants de Mont-Ngafula, elle s’avère être une arme tactique indispensable pour traquer les fauteurs de troubles. À Kimbwala comme à CPA-Mushi, le message des autorités est désormais sans équivoque : la nuit n’appartient plus aux criminels.
La population, bien que soulagée par ces premiers résultats, reste sur ses gardes et appelle à la pérennisation de ces patrouilles pour que ces quartiers ne retombent pas dans l’oubli une fois les projecteurs éteints.
JAMES KABWE




























































