Le gouvernement provincial avait mené une opération mercredi 28 octobre 2026 dans la concession minière de Kakanda, exploitée par Boss Mining, une entreprise appartenant au groupe Eurasian Resources Group (ERG), a conduit à l’interpellation d’une soixantaine de personnes, parmi lesquelles figureraient plusieurs ressortissants étrangers. Cette intervention, présentée comme une opération d’assainissement du secteur minier, soulève des interrogations sur les conditions d’accès au site et sur de possibles activités minières illicites.
Selon les premières informations disponibles, les personnes interpellées seraient notamment de nationalités chinoise, libanaise, syrienne, marocaine, irakienne et palestinienne. La majorité d’entre elles ne disposeraient pas, selon les mêmes informations, de documents de séjour et de travail en règle en République démocratique du Congo (RDC). Ces éléments restent toutefois à confirmer par les services compétents.
L’opération aurait également conduit à l’interpellation de ressortissants congolais, dont des civils et des militaires, soupçonnés d’être impliqués dans les activités examinées par les autorités.
La présence de ces différentes catégories de personnes soulève des questions sur les circonstances dans lesquelles elles auraient accédé à la concession ainsi que sur les éventuelles responsabilités individuelles. À ce stade, aucun élément confirmé ne permet toutefois d’établir l’existence d’un réseau organisé ni de déterminer le rôle précis des personnes interpellées.
D’après les informations recueillies, des sommes d’argent en dollars américains et en francs congolais auraient été saisies au cours de cette intervention conduite par une commission du ministère des Mines chargée de l’assainissement du secteur.
L’origine de ces fonds, leur éventuel lien avec les activités minières examinées et les responsabilités des personnes concernées restent à établir. Les autorités compétentes sont attendues sur les résultats des vérifications et sur les suites judiciaires ou administratives qui pourraient être données au dossier.
Cette opération remet au centre du débat la question du contrôle des activités au sein des concessions minières en RDC, notamment dans les zones riches en ressources minérales.Elle pose également la question du respect des règles relatives à l’accès aux sites miniers, à l’exercice d’activités professionnelles par des ressortissants étrangers et à la lutte contre l’exploitation minière illégale.
Des éclaircissements sont désormais attendus sur les motifs précis des interpellations, les éventuelles infractions constatées, les conditions dans lesquelles les personnes concernées opéraient sur le site et les responsabilités qui pourraient être établies au terme des investigations.
HERVÉ KABWATILA




























































