L’Assemblée nationale de la République Démocratique du Congo entame une étape décisive de sa session budgétaire. Ce jeudi 29 octobre 2026, à 13 heures, les députés nationaux sont convoqués en séance plénière dans la salle des Congrès du Palais du Peuple, à Kinshasa. L’ordre du jour est capital : l’examen et l’adoption du projet de loi de finances pour l’exercice 2027.
À cette occasion, la Première ministre, Judith Suminwa Tuluka, se présentera devant les élus du peuple pour exposer et défendre les grandes orientations économiques de son gouvernement. Ce grand oral républicain, à suivre en direct sur la RTNC, marque le coup d’envoi des débats parlementaires sur les prévisions budgétaires de l’État.
Une enveloppe historique de 24 milliards de dollars
Adopté en Conseil des ministres, le projet de budget 2027 affiche des ambitions inédites. Porté par les réformes destinées à accroître la mobilisation des recettes internes, il est évalué à environ 24,8 milliards de dollars américains (soit 57 500 milliards de FC). Il s’agit du niveau budgétaire le plus élevé jamais atteint dans l’histoire de la RDC, affichant une progression de près de 12 % par rapport à l’exercice précédent.
Le Bureau de la chambre basse, par le biais de son rapporteur Jacques Djoli, a exhorté tous les parlementaires à faire preuve de ponctualité pour aborder sereinement ce texte crucial.
Sécurité, éducation et réformes au cœur des débats
Au-delà des chiffres, ce projet de loi de finances se veut un levier de transformation sociale et sécuritaire. Parmi les priorités gouvernementales adossées à ce budget figurent :
1.La gratuité de l’enseignement : Le vœu de la présidence d’élargir la prise en charge des élèves aux classes de 7e et 8e.
- La santé : Le déploiement de la couverture santé universelle.
- La sécurité : Le financement des impératifs militaires et des urgences humanitaires face aux crises de l’Est du pays.
Les discussions s’annoncent denses. En dehors du budget, cette session parlementaire reste dominée par des dossiers politiques brûlants tels que la question du dialogue national et le débat autour du référendum constitutionnel. Les députés disposent désormais de quelques semaines pour examiner l’alignement des recettes et ordonner les dépenses au profit de la population.
JAMES KABWE



























































