Le gouvernement congolais a salué la décision du Département du Trésor américain sanctionnant le ministère rwandais de la Défense et l’institution financière, Zigama Credit and Savings Society.
Selon le Trésor américain, le ministère rwandais de la Défense a dirigé le déploiement de plusieurs milliers de soldats au Nord et Sud-Kivu. Ces militaires y ont mené des opérations aux côtés du M23 et l’ont approvisionné en équipements militaires.
Pour sa part, Zigama, qui opère pour le compte des services de sécurité rwandais, a permis l’acheminement vers Kigali d’or extrait des territoires contrôlés par le M23. L’institution a aussi facilité, au bénéfice de l’AFC-M23, des transactions de plusieurs dizaines de millions de dollars.
Pour Kinshasa, ces constats corroborent les rapport des experts de l’ONU sur la RDC, confirmant que le M23, « quel que soit son nom d’emprunt », demeure armé et financé depuis Kigali.
Le gouvernement accuse l’armée rwandaise et ses supplétifs de violer l’intégrité territoriale du pays, de tuer des civils, de commettre des violences sexuelles et de piller les ressources naturelles.
Par ailleurs, Kinshasa dénonce un environnement international « excessivement permissif » qui continue de protéger le Rwanda et son image de modèle de réussite, « en contradiction flagrante » avec les souffrances que le pays provoquerait.
Selon le porte-parole, Patrick Muyaya, les sanctions américaines rappellent que le Rwanda ne peut agir en toute impunité.
À cet égard, Kinshasa appelle les États, les organisations internationales et les partenaires commerciaux, y compris les sponsors sportifs et les investisseurs, à réexaminer leurs relations avec Kigali pour s’assurer qu’elles sont compatibles avec leurs engagements en faveur de la paix.
Parallèlement, la RDC affirme poursuivre la mise en œuvre de ses engagements, notamment la neutralisation des FDLR.
Dans ce cadre des efforts de sensibilisation et de démobilisation engagés par les autorités congolaises,
plus de 800 personnes, combattants FDLR et dépendants, se sont rendues à la Monusco depuis janvier 2025.
Le gouvernement exige pour sa part, le retrait des forces rwandaises, une obligation découlant de l’Accord de Washington et de la résolution 2773 (2025) du Conseil de sécurité de l’ONU.
Pour Kinshasa, leur maintien aux côtés de l’AFC-M23 dans les zones concernées par les opérations contre les FDLR entrave la mise en œuvre des mécanismes convenus.
La Rédaction




























































