La Commission nationale des droits de l’homme (CNDH) alerte sur les conditions de détention de plus de 500 personnes interpellées à Kambove pour des faits présumés de vol de minerais et transférées à la Brigade criminelle et de recherches scientifiques (BCRS), à Lubumbashi, dans la province du Haut-Katanga.
Selon le coordonnateur provincial de la CNDH, Maître Joseph Kongolo, ces personnes sont détenues dans des conditions qu’il qualifie d’inhumaines. S’exprimant sur les antennes de Top Congo FM, il a notamment dénoncé la surpopulation carcérale ainsi que les mauvaises conditions sanitaires auxquelles les détenus seraient confrontés.
D’après ses déclarations, plus de 500 personnes seraient entassées dans un hangar initialement conçu pour accueillir une cinquantaine de personnes. À cette situation s’ajouteraient des installations sanitaires défectueuses, notamment des toilettes bouchées, exposant les détenus à des risques pour leur santé.
Face à cette situation, la CNDH plaide pour une réorganisation urgente des lieux de détention. L’institution recommande la répartition des personnes interpellées dans différents centres de détention, afin de désengorger les installations de la BCRS et de garantir le respect de leurs droits fondamentaux.
Cette alerte intervient alors que la procédure judiciaire engagée contre les personnes interpellées suit son cours. La CNDH rappelle ainsi la nécessité de préserver la dignité humaine et de respecter les garanties fondamentales reconnues à toute personne privée de liberté, indépendamment des faits qui lui sont reprochés.
La situation soulève une nouvelle fois la question du respect des droits humains dans les lieux de détention en République démocratique du Congo, particulièrement en ce qui concerne la surpopulation carcérale, l’accès aux installations sanitaires et les conditions minimales de prise en charge des personnes détenues.
HERVÉ KABWATILA



























































