Lors d’une interview accordée à la chaîne de télévision France 24 ce mardi 18 février 2025, le secrétaire général des Nations Unies, ANTONIO GUTERRES, a révélé des discussions récentes avec le président rwandais PAUL KAGAME concernant la situation complexe en République Démocratique du Congo (RDC). Guterres a déclaré que Kagame s’était montré ouvert à une solution diplomatique, évoquant notamment la nécessité de neutraliser les Forces Démocratiques de Libération du Rwanda (FDLR) et de retirer les forces rwandaises du territoire congolais.
GUTERRES, soulignant l’importance d’un dialogue constructif pour mettre fin aux tensions persistantes dans la région. Le secrétaire général a précisé que cette démarche inclut également la nécessité de trouver une solution avec le mouvement rebelle M23, qui a été au cœur des conflits récents en RDC.
« La situation sécuritaire dans la partie Est de la République démocratique du Congo, inquiète tout le monde et il faudrait trouver une solution immédiate pour le respect de la souveraineté territoriale de la RDC. C’est quelque chose que je crois est un bluff. C’est un bluff typique de cette situation. Je ne crois pas et je crois que ça serait une chose absolument inacceptable. Le président PAUL KAGAME m’a dit qu’il était disponible pour une solution diplomatique (…) la neutralisation des FDLR et la sortie des forces rwandaises et après trouver une solution avec le M23 » A déclaré ANTONIO GUTERRES.
La déclaration de GUTERRES intervient alors que la situation sécuritaire en RDC demeure précaire, avec des affrontements fréquents entre les forces gouvernementales et divers groupes armés, dont le M23. Les FDLR, qui sont souvent accusés d’être responsables de violences dans l’est du pays, représentent un autre défi majeur pour la stabilité régionale.
Les Nations Unies, qui ont déployé une mission de maintien de la paix en RDC, ont exprimé leur préoccupation face à l’escalade des violences et à l’impact humanitaire qui en résulte. GUTERRES a réitéré l’engagement de l’ONU à soutenir les efforts de paix et à encourager les dialogues entre les parties prenantes.
Cette annonce pourrait marquer un tournant dans les relations entre le Rwanda et la RDC, deux pays dont les liens ont été historiquement tendus en raison des conflits armés et des accusations mutuelles d’ingérence. Les observateurs de la région saluent l’ouverture au dialogue, tout en restant prudents quant à la mise en œuvre effective de ces propositions.
Alors que la communauté internationale suit de près l’évolution de la situation, la déclaration de GUTERRES pourrait offrir un nouvel espoir pour une résolution pacifique des conflits qui affligent la région des Grands Lacs africains.
HERVE KABWATILA