Ce mercredi 12 février 2025, une délégation de la Conférence épiscopale nationale du Congo CENCO-ECC, est arrivée à Goma. L’objectif de cette visite est de rencontrer CORNEILLE NANGAA et d’autres dirigeants de l’AFC/M23 afin de négocier un cessez-le-feu et mettre fin à la guerre d’agression menée par les rebelles du M23, soutenus par le Rwanda. Cette initiative s’inscrit dans un cadre plus large de dialogue national, visant à instaurer une paix durable dans la région.
La situation sécuritaire dans l’est de la République Démocratique du Congo (RDC) est marquée par des conflits persistants, notamment avec le M23, un groupe armé soutenu par le Rwanda. La CENCO, en collaboration avec l’Église du Christ au Congo (ECC), a décidé d’intervenir pour favoriser le dialogue entre les parties en conflit.
Rencontrer CORNEILLE NANGAA, ancien président de la Commission électorale nationale indépendante (CENI) et leader de l’AFC/M23. Établir un cadre de discussion pour mettre fin aux hostilités et promouvoir un processus de paix inclusif. S’inspirer des expériences passées, notamment celles de 2012, où des négociations avaient été menées avec succès avec le M23.
Monseigneur DONATIEN N’SHOLE, secrétaire général de la CENCO, a exprimé la volonté des évêques de contribuer au bien-être du pays à travers le dialogue. ERIC SENGA, porte-parole de l’ECC, a souligné l’importance du dialogue pour résoudre les conflits, affirmant qu’aucune guerre n’a été gagnée sans discussions.
L’Observatoire de la dépense publique (ODEP) a exprimé son opposition à cette initiative, la qualifiant de trahison et appelant à la résistance patriotique. Des tensions subsistent au sein de l’opinion publique et de la classe politique concernant la légitimité de ces négociations.
La visite de la délégation CENCO à Goma représente une étape cruciale dans la recherche d’une solution pacifique aux conflits en RDC. Les résultats de ces discussions pourraient avoir un impact significatif sur la stabilité de la région et sur l’avenir des relations entre les différentes parties impliquées.
HERVE KABWATILA