Ce vendredi 28 février 2025, la réunion tant attendue entre la SADC (Communauté de développement de l’Afrique australe) et l’EAC (Communauté d’Afrique de l’Est), prévue à Harare au Zimbabwe pour discuter du conflit persistant dans l’Est de la République démocratique du Congo, n’a pas eu lieu. Cette annulation suscite des préoccupations quant à l’engagement des parties prenantes et à la possibilité́ d’une résolution durable de la crise. Les acteurs régionaux et internationaux redoutent que ce retard n’aggrave la situation sécuritaire et humanitaire dans la région, déjà fragile.
La réunion devait rassembler des ministres et des chefs d’État des deux organisations pour discuter des mesures concrètes à mettre en œuvre en vue d’un cessez-le-feu. Les tensions dans l’Est de la RDC, exacerbées par des groupes armés tels que le M23, nécessitent une attention urgente et coordonnée.
Des représentants de la SADC et de l’EAC ont exprimé leur déception face à cette annulation, soulignant l’importance d’un dialogue continu pour la paix.
L’absence de discussions officielles pourrait retarder la mise en œuvre d’accords de paix déjà fragiles. Les populations locales, déjà touchées par des violences, pourraient voir leur situation se détériorer davantage sans un cadre de négociation actif.
La situation en RDC reste préoccupante, et l’annulation de cette réunion souligne la nécessité́ d’un engagement renouvelé de la part des acteurs régionaux pour trouver des solutions durables au conflit. Les observateurs appellent à une reprise rapide des pourparlers pour éviter une escalade de la violence et une détérioration des conditions de vie des civils.
HERVE KABWATILA