Une pénurie alarmante de médicaments essentiels a été signalée à l’hôpital général de Walikale, selon un communiqué de Médecins sans frontières (MSF) publié ce mercredi 2 avril 2025.Cette situation critique survient dans un contexte de tensions exacerbées suite à l’agression rwandaise, mettant en péril la santé des patients dans cette région déjà fragilisée.
L’hôpital général de Walikale, qui dessert une population vulnérable, fait face à un manque croissant de fournitures médicales indispensables, compromettant ainsi la qualité des soins offerts. Les équipes de MSF ont alerté sur les conséquences dramatiques que cette pénurie pourrait engendrer, notamment une augmentation des maladies non traitées et un risque accru de mortalité.
« La situation est devenue intenable. Nous avons besoin d’une action urgente pour garantir l’accès aux soins de santé pour les populations les plus vulnérables. D’ici deux semaines, nos équipes sur le terrain commenceront à faire face à des pénuries de médicaments essentiels, ce qui va encore compliquer leur capacité à fournir une assistance médicale urgente. Aujourd’hui, les défis logistiques restent critiques, sans routes ni voies aériennes viables pour faciliter le transport des fournitures et du personnel. Notre dernière livraison aérienne est arrivée le 17 janvier. L’aéroport n’étant toujours pas opérationnel, l’acheminement de l’aide humanitaire est un défi.
», a déclaré un porte-parole de MSF.
Les tensions politiques et militaires dans la région, exacerbées par l’agression rwandaise, compliquent davantage la situation. Les déplacements de populations et l’insécurité croissante entravent l’acheminement de l’aide humanitaire, rendant la situation encore plus précaire.
MSF a intensifié ses efforts pour fournir des soins médicaux d’urgence, mais sans un approvisionnement régulier en médicaments, leur capacité à répondre aux besoins croissants des patients est gravement compromise.L’organisation exhorte la communauté internationale à agir rapidement pour éviter une catastrophe humanitaire.
La population de Walikale, déjà éprouvée par des années de conflit et d’instabilité, se retrouve une fois de plus en première ligne d’une crise qui pourrait avoir des conséquences dévastatrices sur la santé publique. Les appels à l’aide se multiplient, mais le temps presse pour sauver des vies dans cette région du Nord-Kivu.
HERVÉ KABWATILA